CGSS : La moutarde nous monte au nez

La moutarde nous monte au nez
Depuis son arrivée Monsieur le directeur général de la CGSS envoie des signaux désagréables aux 1.100 salariés LOCAUX que nous sommes.
Chaque prise de parole est ponctuée par des :
– A Dijon… cela se passe comme ci ou comme çà…
– Remise en cause de nos compétences, comme si nous sortions des bois
– Menaces de licenciement avec des paroles du genre "si cela ne convient pas, vous pouvez partir…"
Nous se sommes pas d’accord avec l’IMPORTATION MASSIVE d’agents de direction et de cadres supérieurs venant de l’hexagone : nous aussi avons des diplômes, des idées, l’envie d’évoluer et le sens du service public quoique puisse penser Monsieur le Directeur général… en plus nous avons l’avantage de connaître notre territoire.
Pourquoi faire venir le chef de cabinet de métropole ? Il ne se trouvait pas un seul Réunionnais capable ?
Pourquoi faire venir 3 agents de direction de métropole ? Il ne se trouvait pas une seul Réunionnais capable ?… Si, si, quand même parmi les recrues se trouve quelqu’un qui "est né" à Sainte Clotilde, répète, à l’envie et à n’en plus finir, Monsieur le directeur général: une façon tellement maladroite de nous boucher les yeux.
Pourquoi le seul agent de direction promu localement (le futur DRH) est-il non inscrit sur la liste d’aptitude ? Sans doute parce qu’il est originaire de la maître-ô-pole, avec les passes droit qui vont bien.
Ces arrivées massives de hauts salaires, majorés d’indemnités diverses et de billets d’avion annuels vers la mère patrie (pour des vacances en famille bien méritées, après avoir trimé sous le dur soleil réyoné) représente beaucoup d’argent, ponctionné sur les budgets de chaque branche de la CGSS. Et Monsieur le directeur général annonce, sans rire, qu’il n’y aura aucun avancement ni promotion l’année prochaine pour les salariés lambdas que nous sommes. De qui se moque t-on ? Du Réunionnais bien sûr !
Avoir seul autorité sur le personnel, ne veut pas dire ASSERVIR ce personnel : nous n’avons PAS PEUR Monsieur le directeur général et votre réputation vous a précédée, elle est mauvaise.
Les discours ponctués de phrases assassines, nous faisant passer pour des idiots, sont sidérant de méchanceté, de manque de savoir vivre et méconnaissent notre culture d’ultra-marin.
Un département d’outre-mer n’est pas un département français comme les autres, il est outre-mer.
Ici, on ne débarque plus en pays conquis comme du temps de l’esclavage : le joug on sait le voir de loin, c’est inscrit dans nos gènes et notre mémoire collective.
Ici, la population veut travailler sur son île, pour son île, pas pour un directeur général malotrus et irrespectueux.
Monsieur le directeur général répète aussi, souvent, qu’on lui a "VENDU" la CGSS comme étant un pays de cocagne qui donnerait un coup de booster à sa carrière et qu’il y trouve un souk… Si à Dijon c’était mieux, retournez à Dijon, Monsieur le directeur général (vous devez être en stage probatoire), la porte est grande ouverte… et votre billet est déjà payé rubis sur ongle, nous serons nombreux à applaudir votre sortie… et pas qu’à la CGSS
Nous on a compris, depuis longtemps, qu’on nous refile les canards boiteux dont ne veulent plus les caisses nationales… et l’appât du gain fait le reste.
Même avec la bonne moutarde de Dijon, la mayonnaise ne prendra pas, en tout cas, pas comme ça…
Le collectif des salariés très très en colère.


