300.000 euros, c’est tout ?

Tout d’abord il convient (de la part de l’administratif ou de l’intermédiaire), de s’assurer que l’association est complaisante (factice ?) ou fragile. Ensuite on lui impose des dépenses sans quoi elle n’aura rien. Si, par exemple, l’association a besoin pour son projet, de louer un véhicule, le monsieur X lui impose alors une société de location de voiture en particulier. Si le demandeur souhaite un chauffeur, il faudra impérativement choisir “Gérard” mais pas pour moins de 300 euros.... C’est pareil pour les gardiennages de site la nuit, pour de l’alimentaire et pour d’autres postes de dépenses… Il existe ainsi tout un réseau de personnes et d’entreprises qui profite arbitrairement de la manne publique.
A partir de ce moment, on comprend mieux pourquoi certaines associations parviennent à recevoir des sous et d’autres non. Il y a celles qui s’adaptent, qui se plient aux exigences, qui ne vont pas s’alarmer de telles ou telles pratiques. Et il y a les autres celles qui n’ont pas compris le principe et celles qui ne sont pas du genre à se soumettre de cette façon, mais qui obtiendront quelque chose pour peu qu'elles soient solides. On sera donc toujours étonné de ces associations gagnantes qui surgissent de nulle part au moment propice tandis que celles qui n’ont rien à se reprocher devront se débrouiller sans l’aide publique.
Parfois, il ne sert à rien de passer beaucoup de temps à rédiger un projet de 30 pages, quand il suffit de longer les bons couloirs avec un dossier de deux pages. En tout cas, ce qui est certain, c’est que désormais pour savoir ce qu’il advient de l’argent publique, il suffira de surveiller, par exemple, les gradins du parc des Princes ou de Roland Garros.


