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300.000 euros, c’est tout ?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 12 décembre 2013 à 15H01
Qui peut être étonné de ce qui se trame dans les collectivités territoriales autour des subventions publiques attribuables à des associations ? Plus personne. Si le pot aux roses a été découvert à l’encontre d’un cadre du conseil général, qui a mis en place un système complexe mais avec probablement des faiblesses (puisqu’il s’est fait prendre), il y a des techniques plus simples qui sont employées dans la même structure, peut-être à un autre niveau, et qui présentent au premier abord moins de risques. C’est pour avoir aider des petites associations dans leur démarche que j’ai eu certains retours surprenants de la part du CG : des exigences particulières de la part d’intermédiaires, conditions pour se voir attribuer l’aide financière demandée.

Tout d’abord il convient (de la part de l’administratif ou de l’intermédiaire), de s’assurer que l’association est complaisante (factice ?) ou fragile. Ensuite on lui impose des dépenses sans quoi elle n’aura rien. Si, par exemple, l’association a besoin pour son projet, de louer un véhicule, le monsieur X  lui impose alors une société de location de voiture en particulier. Si le demandeur souhaite un chauffeur, il faudra impérativement choisir “Gérard” mais pas pour moins de 300 euros.... C’est pareil pour les gardiennages de site la nuit, pour de l’alimentaire  et pour d’autres postes de dépenses… Il existe ainsi tout un réseau de personnes et d’entreprises qui profite arbitrairement de la manne publique.

A partir de ce moment, on comprend mieux pourquoi certaines associations parviennent à recevoir des sous et d’autres non. Il y a celles qui s’adaptent, qui se plient aux exigences, qui ne vont pas s’alarmer de telles ou telles pratiques. Et il y a les autres celles qui n’ont pas compris le principe et celles qui ne sont pas du genre à se soumettre de cette façon, mais qui obtiendront quelque chose pour peu qu'elles soient solides. On sera donc toujours étonné de ces associations gagnantes qui surgissent de nulle part au moment propice tandis que celles qui n’ont rien à se reprocher devront se débrouiller sans l’aide publique.

Parfois, il ne sert à rien de passer beaucoup de temps à rédiger un projet de 30 pages, quand il suffit de longer les bons couloirs avec un dossier de deux pages. En tout cas, ce qui est certain, c’est que désormais pour savoir ce qu’il advient de l’argent publique, il suffira de surveiller, par exemple, les gradins du parc des Princes ou de Roland Garros.

 
Nota Ben

 

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