L'Insee étudie le poids du sport à la Réunion

L’étude est partie d’une demande de la DJSVA (Direction de la jeunesse, des sports et de la vie associative) suite à divers constats : "il existe à la Réunion près de 140.000 licenciés, un chiffre en-dessous de la moyenne nationale alors que la pratique sportive est importante dans notre département", explique Régis Bertogli, le directeur.
Les professionnels de la jeunesse et des sports, mais aussi du CROS, ont donc souhaité connaître la place du sport dans l’économie réunionnaise pour "constituer une meilleure politique sportive. Ces indicateurs permettent de mesurer le développement des pratiques sportives et de prendre des décisions adaptées", explique Alain Lasnier, le directeur du CROS Réunion.
L’emploi sportif, avantage au service public
Avec 4.500 emplois salariés, l’activité sportive est considérée comme un véritable atout pour le secteur économique local. Le secteur public compte 55% de ces emplois salariés avec majoritairement des fonctions d’enseignement du sport, d’animation sportive et d’entraînement.
Le poids global du sport dans l’économie locale est estimé à un peu plus de 2% du PIB de la Réunion.
La mode sportswear dope les ventes
La pratique d’un sport suppose une tenue appropriée et un équipement spécifique. Sur l’année 2006, il en coûte près de 110 millions d’euros aux ménages réunionnais pour leurs activités physiques et sportives dont 63,9 millions d’euros dédiés à l’achat de vêtements et de chaussures.
Cela équivaut à un budget sport s’élèvant à près de 140 euros par an, et par habitant. Si l’on compare ce chiffre à la métropole (230 euros par habitant), les Réunionnais consacrent moins de dépenses à leurs activités physiques et sportives.
Forte implication des communes
L’État et les collectivités locales sont à égalité en terme de dépenses sportives, soit environ 30% chacun. Ces acteurs publics ont investi 280 millions d’euros en 2006 à la Réunion.
Cette première étude sur la place du sport dans l’économie réunionnaise mérite d’être suivie dans les prochaines années pour constater l’évolution de ces chiffres dans le temps, ont souligné les intervenants. Dores et déjà, le directeur de la DJSVA préconise de travailler sur un réseau associatif déjà très dynamique mais qui gagnerait à être plus structuré et plus stable.


