Les transporteurs : "On est venu dialoguer avant que le pire n'arrive"

"Arrogantes, persécutantes et provocantes", c'est en ces termes que les représentants syndicaux des transporteurs ont évoqué les méthodes et façons de faire des huissiers qui font les recouvrements.
Il y a quelques mois, après de multiples négociations à la préfecture et une paralysie des routes par les transporteurs, le préfet Pierre-Henri Maccioni, avait assuré que les huissiers sauraient s'adapter à la situation.
"Cela a été le cas pendant deux à trois mois et voilà que c'est reparti, avec encore plus de virulence. Nous avons la preuve que le préfet avait pourtant demandé de lever le pied. Ils savent que l'on est dans une situation difficile et délicate", affirme Jean-Bernard Caroupaye, le premier vice-président de la FNTR (Fédération Nationale des Transporteurs Routiers).
"On n'est pas des enfants de chœurs"
Pour cette raison, les transporteurs ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de ne pas se laisser faire : "beaucoup de chefs d'entreprise voient des huissiers débarquer alors on est venu parler avec le directeur et faire part de nos difficultés", ajoute Hugues Atchy membre de la FER (Fédération des Entreprises Réunionnaises).
Depuis deux ans en poste, le directeur Pierre Canaguier, n'avait pas encore eu l'occasion de subir les fougues des transporteurs. "Aujourd'hui on a senti qu'il était nécessaire d'exiger de lui une réunion de travail, il y a un réel besoin", argue Jean-Bernard Caroupaye.
"On est venu dialoguer avant que le pire n'arrive. Vous nous connaissez, on n'est pas des enfants de chœurs, quand on se met quelque chose en tête, on est déterminé. On a bien l'intention de faire comprendre comment ça marche parce qu'on a l'impression d'être abusé à chaque fois", a conclu le 1er vice-président de la FNTR.


