À 2,32g/l, il étrangle sa compagne et prend la fuite

L'histoire est malheureusement souvent la même. Il rentre chez lui après avoir bu, il se dispute avec sa compagne et mère de ses quatre enfants et ne trouve rien de mieux que de l'étrangler fortement au point qu'elle ne puisse presque plus respirer. Il casse des objets et sort. Pour se protéger, elle le laisse dehors et appelle les gendarmes. À leur arrivée, il tente de fuir mais se fait vite reprendre par la patrouille. Il finit au tribunal.
Le parquet en profite pour lui coller une autre affaire de violence de 2019 en attente de jugement, histoire de remettre les compteurs à zéro. Etranglement, claques et 2,92 g/l au moment des faits. De plus, il convient de préciser qu'il est en récidive pour des faits identiques remontant à mars 2021.
Il reconnait les faits à la barre et demande au président de mettre en place un suivi plus contraignant concernant son alcoolisme. À la barre, sa compagne exhorte le président de ne pas le jeter en prison pour le bien de leur quatre enfants. "C'est un peu pathétique ce que l'on vient d'entendre", indique la partie civile quelque peu désabusée.
Pas ému le moins du monde, le parquet estime "qu'il y a un problème d'alcoolisation massive et de violences récurrentes", ajoutant "qu'il n'a jamais fait les efforts nécessaires et a déjà été condamné plusieurs fois pour ça". Il requiert une peine de 1an de prison dont 6 mois assortis du sursis probatoire, le maintien en détention et le retrait partiel de l'autorité parentale. "Les faits sont partiellement reconnus et quand ils se sont connus, elle avait 13 ans et lui 28 ans, elle était enceinte de lui et il n 'y a jamais eu de saisine du juge pour enfant. Depuis ils ont eu quatre enfants. Il sait que vous allez l'envoyer en prison car il est en récidive", plaide la robe noire.
Le tribunal suit les réquisitions du parquet ajoutant 6 mois de révocation d'un sursis précédent mais ne lui retire pas son autorité parentale.


