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Violences lors d’une manifestation féministe au Tampon : 30 ans après les faits, l’UFR condamne toute récupération politique

A l’aube du trentième anniversaire des faits de violences perpétrés le 23 mars 1994 à l'encontre de femmes venues manifester aux Tampon, l’UFR "dénonce et condamne tout ce qui constituerait une tentative pitoyable et désespérée de récupération politique".

Ecrit par N.P. – le vendredi 22 mars 2024 à 12H11

Le communiqué :

Le 23 mars 1994, des dizaines de femmes ont été frappées, violentées et humiliées devant la mairie du Tampon sous les ordres du Maire.

Ces femmes répondaient à un appel de l’Union des Femmes Réunionnaises et de l’association Femmes actuelles de La Réunion qui dénonçaient des dessins dégradants et sexistes à caractère pornographique sur des affiches des candidates aux cantonales : Céline Lucilly et Rose-Marie Degearier.

Tandis qu’elles manifestaient pacifiquement, près de 400 hommes et femmes s’en s’ont pris violemment à elles, allant jusqu’à faire 5 blessées graves, dont un journaliste du Quotidien.

Huguette Bello, alors militante de l’association féministe s’est retrouvée avec une partie de ses habits déchirés.

L’Histoire des Femmes n’oubliera pas ces événements qui couvriront à jamais de honte le maire du Tampon et ses séides.

L’UFR lutte depuis plus de 65 ans afin de soutenir les femmes victimes de violence, afin de dénoncer les dimensions patriarcales de notre société et leurs conséquences désastreuses. Cette attaque crasse à l’encontre de femmes venues défendre leur dignité a prouvé une chose : la nécessité de poursuivre les combats pour le respect des femmes.

L’UFR est une organisation pionnière dans la bataille pour l’égalité et une organisation progressiste qui jamais n’a changé sa boussole de valeurs, qui jamais n’a modifié ses convictions. L’UFR n’a jamais eu peur d’affirmer ses convictions féministes et sociales.

A l’aube du trentième anniversaire de ces évènements indignes, l’UFR dénonce et condamne tout ce qui constituerait une tentative pitoyable et désespérée de récupération politique. Elle s’avérerait une insulte non seulement aux femmes victimes du guet-apens du 23 mars 1994, mais aussi à toutes celles et ceux qui luttent depuis toujours pour l’égalité et contre les violences sexistes.

Face aux basses manœuvres d’une opposante au Maire qui viseraient à s’approprier les luttes des féministes et de la population réunionnaise, l’UFR exprime son indignation. Par ailleurs, au moment où nous célébrons l’avancée historique que constitue l’entrée du droit de recours à l’IVG dans la Constitution, l’UFR n’oublie ni ne pardonne la minorité des parlementaires
qui s’y sont opposés, témoignant ainsi de leurs conceptions rétrogrades sur la liberté des femmes à disposer de leurs corps.

L’Union des Femmes Réunionnaises

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