Violences, alcool et zamal: condamné à 3 ans de prison avec sursis et obligation de se soigner

Alors que l'homme était affalé sur le canapé, "sa compagne lui fait remarquer qu'il devrait 'rentrer dormir'", comme le souligne le JIR. Mais c'est alors que ses vieux démons se sont réveillés: il s'est muni "d'une barre puis d'un sabre japonais en bois de décoration pour la rouer de coups". Une fois sa compagne au sol, il a même tenté de l'étrangler.
Les filles de la femme tentent de la sortir de cette affaire, en vain: "l'une se fait casser une chaise sur le dos. Avant de subir une clé de bras, elle reçoit un coup de genou", confie le JIR. L'autre jeune fille, âgée de 11 ans, a alerté les forces de l'ordre et l'homme a été intercepté. Mais ce dernier, placé en garde à vue, nie totalement les faits.
A la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis, il a même été violent avec les policiers eux-même. Il confie ensuite: "je bois pour oublier des choses". L'homme a en effet un lourd passif avec pas moins de 14 mentions à son casier. Il a même écopé d'une prison ferme à seulement 13 ans.
Malgré une justice et une compagne compréhensive, "l'expert psychiatre décrit un homme 'border line', sans limite ni règles de vie. En un mot: 'dangereux'".
"Le substitut Fanny Gauvin requiert quatre ans de prison dont un an de sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans avec obligation de soins, d'indemniser les victimes et interdiction d'entrer en contact avec elles", explique le JIR. L'agresseur écopera finalement de trois ans avec sursis, toujours avec les mêmes autres conditions.


