Vie chère : les entreprises ultramarines ne sont pas les boucs émissaires, avertit la FEDOM

La FEDOM monte au créneau après une intervention à l'Assemblée de la députée martiniquaise Béatrice Bellay sur l'absence de compensation des frais d’approche pour les produits de première nécessité. L’organisation patronale critique une réponse jugée injuste du gouvernement et appelle au respect des engagements.
Dans un communiqué publié ce 25 juin, la Fédération des Entreprises des Outre-mer (FEDOM) s’insurge contre les propos du ministre des Outre-mer tenus à l’Assemblée nationale deux jours plus tôt. Interpellé par la députée Béatrice Bellay sur le non-respect des engagements de l’État concernant le mécanisme de compensation des frais d’approche dans le protocole de lutte contre la vie chère signé en octobre 2024, le ministre aurait, selon la FEDOM, détourné le débat en pointant du doigt les entreprises, et en particulier le groupe GBH.
Une attitude jugée contre-productive par l’organisation patronale : « La question du pouvoir d’achat en Outre-mer ne se résoudra pas par des attaques non-substanciées contre les entreprises », écrit-elle. La FEDOM rappelle que les entreprises ultramarines doivent déjà faire face à un empilement de normes, aux retards de paiement des hôpitaux publics et des collectivités locales, à la crise assurantielle, et à une insécurité persistante que l’État peine à juguler.
Dans ce contexte difficile, la FEDOM défend le rôle central des chefs d’entreprise, qui « prennent tous les risques au quotidien » et méritent selon elle davantage de reconnaissance. L'organisation en appelle à un changement de ton et à un retour au dialogue constructif, rappelant que « l’entreprise n’est pas le problème mais la solution ».


