Vidéo - Saint-André : Son local commercial, ses finances et son moral tombent en ruine

Depuis plusieurs années, son local connaît des infiltrations d’eau durant les épisodes de pluie. Depuis le mois de novembre, la fuite s’accentue, "devient quotidienne et en continu". C’est presque 500 litres d’eau, l’équivalent d’une poubelle entière qui se déverse chaque jour dans son commerce.
"Ça nous prend deux heures le matin et deux heures le soir pour éponger l’eau. Ça abîme les murs et les produits sur les rayons. Même les conserves sont abîmées", souligne-t-il pour expliquer qu’il ne peut plus gérer son magasin normalement. Depuis quelques jours, c’est son plafond qui menace de s’effondrer.
Cédric a localisé l’origine de la fuite qui provient de l’appartement du dessus. Malheureusement, la canalisation se situe à l’intérieur du plancher. Le logement est occupé par une locataire qui n'est pas incommodée par la fuite et n’a pas remarqué les dégâts. De leurs côtés, les propriétaires des locaux "savent tout ça, mais ne font que du bricolage", selon lui.
Cédric et son voisin de palier, qui connaît les mêmes problèmes, se sont tournés vers le gestionnaire immobilier de l’immeuble. Celui-ci leur demande de payer pour l’expertise sur l’ensemble du bâtiment.
"Nous, on a plus les moyens aujourd’hui de payer une expertise pour une recherche de fuite d’eau qui coûte dans les 12.000 euros. C’est sûr que c’est bénéfique pour tout le monde, mais pas à nos frais. Pas à notre charge. C’est pas nous qui l’avons construit", s’indigne le commerçant.
Malheureusement pour Cédric, ces problèmes en entraînent d’autres. "Je suis coincé car mon assureur ne peut pas m’indemniser ni trouver de solutions tant que la réparation n’est pas faite en haut. Le gestionnaire immobilier est au courant depuis le mois de novembre."
Le commerçant affirme avoir perdu 80% de son chiffre d’affaires depuis que la fuite s’est installée durablement. Le commerce à côté du sien a déjà baissé le rideau. "Nous, ce qu’on craint, c’est de perdre notre local et de payer un crédit dans le vide. Au niveau du ravitaillement, c’est impossible. Toutes les étales sont vides", se désespère-t-il.
"Ce que je veux aujourd’hui, c’est qu’on reconnaisse les choses. Je veux qu’ils nous prennent en considération. Il faut arrêter de nous entuber. Ça fait un moment que je signale, ça fait un moment que j’attends des réponses. J’ai une fuite en continu depuis le mois de novembre et le faux plafond qui menace de s’effondrer", indique le commerçant.
Lorsque ses clients lui demandent pourquoi il continue, il répond simplement qu’il "n’a pas le choix. Je dois payer mes frais, mes factures et surtout mon local. C’est tout. C’est ma priorité. On vit avec les moyens du bord", conclut-il, amer.
En raison des dégâts constatés après cette nuit de vendredi à samedi, Cédric annonce la mort dans l’âme qu’il est obligé de fermer pour le week-end.


