Va-t-on vers la fin du clientélisme politique !!!

Y en a marre !!! 162 480 chômeurs inscrits à la Réunion ?
La jeunesse se rebelle, elle est dans la rue…
Depuis le début du mois de février les communes sont confrontées à la colère de groupes de jeunes qui n’hésitent pas à barrer les routes pour réclamer l'attribution de contrats aidés…
Violences, violences… être privé d’emploi, n’est ce pas une forme de violence que subissent les chômeurs en attente d’un emploi ?
Pourquoi en est-on là ?
Depuis plus de 30 ans, les gouvernements successifs n’ont fait que mettre en place des dispositifs de contrats aidés, sous différentes dénominations : TUC, SIVP, emplois jeune s, CI-RMA, CAV (Contrats d’avenir), CUI (contrat unique d’insertion), CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi), CIE (contrat initiative emploi)…
Plus de 500 000 contrats aidés par an !
Il y a eu 530.000 contrats aidés signés en 2010, et 500.000 en 2011.
Le gouvernement AYRAULT vient de voter une nouvelle trouvaille : "L'emploi d'avenir".
Tous les politiques le savent, on ne peut pas faire un avenir avec un contrat aidé ! Comment un jeune peut-il construire un avenir sans emploi pérenne !
Quelle évaluation de ces contrats aidés ? En 2011, l’Etat a provisionné 852 millions d’euros pour 390.000 contrats aidés ! Le CAE a pour objet de faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d’accès à l’emploi.
Quels sont les taux de retour à l’emploi après un contrat aidé ?
Où en est l’insertion ? Tous les contrats aidés sont assortis d’une obligation d’insertion. Mais combien ont réellement suivi une formation afin d’accéder à un véritable emploi ! Pourtant ces mêmes élus se font fort de réclamer aux associations obligatoirement un plan de formation dès que celles-ci sollicitent leurs collectivités ?
L’urgence est nécessaire, certes, mais l’urgence, ne consiste –t-elle pas aussi de permettre à chacun de vivre décemment par l’accès à un emploi pérenne ? Le droit au travail participe à la dignité de l’être humain. Il a été affirmé pour la première fois, en 1848, par la IIème République…
La gestion des contrats aidés est toujours à la UNE de l’actualité. A qui la faute ?
L’ensemble de la classe politique réunionnaise a fait des contrats aidés un portefeuille électoraliste. A chaque période électorale, qui n’a pas entendu cette rengaine « vote pou moins, ma donne à ou un p’tit contrat… » D’ailleurs les vannes s’ouvrent à chaque période électorale…les contrats aidés sont devenus de la chair malléable pour les politiciens.
Nous ne pouvons ignorer : cinq ans après, les déclarations du Préfet Maccionni faites le 5 décembre 2007 au Conseil général lors de l’exposé de l’action de l’État où il a dénoncé les « contrats magouilles » pour parler des emplois aidés.
Nous ne pouvons ignorer : les déclarations récentes des intervenants sur une radio locale « Pendant des années les élus ont entretenu leur électorat avec des contrats … »
Nous ne pouvons ignorer le combat des 13 femmes de l’association Déclic Solidarité krénos de Trois Bassins depuis octobre 2011 qui luttent pour l’application de leur droit, c'est-à-dire le déblocage de leurs contrats déjà validés par la commission permanente du conseil général, mais bloqués pour des raisons politiciennes. Pour faire asseoir encore plus leur rôle de « commandeur » la vice-présidente de l’association a comparu le 29 janvier 2013 devant le TGI pour avoir fait fi « d’accompagner les femmes à créer leur propre emploi » Ces femmes aspirent pourtant à rendre leur emploi pérenne !
Un véritable emploi pérenne, les élus n’ont rien à cirer !
Les déclarations des élus à la Réunion ces derniers jours démontre une fois de plus combien la classe politique tout entière s’accroche à cette manne clientélisme. Tous se battent pour maintenir la population à genoux en réclamant le maintien à 6 mois la durée de contrat aidés, alors que le dispositif prévoit une possibilité d’embauche sur 2 ans ?
Les contrats d’avenir c’est une possibilité à un jeune d’avoir un contrat sur 3 ans …
Pour un chômeur : 6 mois de contrat, ça suffit pour vivre ! Pour nos élus cumulards : il leur faut 3 mandats pour vivre !!!
Des solutions pour créer des emplois pérennes existent …
(A suivre : Femmes Solidaires pour l’Emploi a décidé de faire partager à tous et à toutes une série de réflexion…vous pouvez y contribuer- contact : [email protected] )
Simone YEE CHONG TCHI-KAN
Association Femmes Solidaires Pour l’Emploi


