Considéré comme un blocage illicite du site, le piquet de grève planté par des salariés d'EDM mécontents s'est déplacé ce mercredi au tribunal judiciaire où une trentaine de prévenus étaient convoqués pour répondre de leurs actes. Ce n'est pas le droit de grève qui était remis en question mais une entrave qui aurait empêché le travail et généré des tensions inutiles.
De son côté, l’intersyndicale FO-EDM et CGT-Ma à l'initiative du mouvement indique "avoir manifesté devant leur entreprise, dans le cadre du conflit en cours, des faits montés en toute pièce entre huissier et une partie du personnel encadrants, afin d’avoir un moyen de pression et intimidation autant sur les grévistes que les non grévistes" .
Les avocats de la partie civile et de la défense sont tombés d'accord sur le fait que cette histoire aurait du se régler par des négociations. Nos confrères des Nouvelles de Mayotte présents à l'audience précisent qu'au même moment, des discussions étaient en cours entre les grévistes et la direction sur le site concerné. Une médiation a été conseillée aux parties.
Le parquet a requis une astreinte de 300 euros par jour et par salarié. Le tribunal devrait rendre sa décision aujourd'hui.