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Un sexagénaire lâchement agressé : 42 lésions et 2 plaies pénétrantes

Trois jeunes majeurs ont été jugés ce lundi dans le cadre de la comparution immédiate pour la violente agression d'un homme de 69 ans. Alors qu'ils pensaient être face à une proie facile, tout ne s'est finalement pas déroulé comme prévu.

Ecrit par 1167938 – le lundi 04 juillet 2022 à 17H09

Il est 0h20, dans la nuit du 29 au 30 juin, lorsqu’un homme de 69 ans, qui rentre paisiblement chez lui, se sent suivi rue Felix Guyon à Saint-Denis. À peine le temps de se retourner qu’il reçoit un violent coup de pied au visage et se retrouve à terre sur la route. Ils sont trois et veulent le détrousser de sa sacoche alors qu’ils ont déjà pris son téléphone. Pendant que deux le rouent de coups, le troisième s’attèle à lui arracher sa sacoche. Rien n’y fait, la victime ne se laisse pas faire et tient fermement son bien. Venus de Saint-Pierre, les agresseurs ne comptent pas repartir les mains vides. Le plus âgé, 21 ans, lui assène deux coups de couteau dans la jambe et dans le bras. La victime finit par céder et les agresseurs s’enfuient. 

Le médecin légiste a dénombré pas moins de 42 lésions et 2 plaies pénétrantes

Un habitant ayant entendu l’agression appelle les policiers qui arrivent très rapidement et, après la prise en charge de la victime, mettent en place un quadrillage. Grâce à la description faite par la victime, les trois malfrats sont retrouvés quelques minutes plus tard. Ils sont placés en garde à vue puis en détention provisoire le 1er juillet. Fort heureusement, la victime s’en sort avec 5 jours d’ITT malgré une perte de connaissance. Le médecin légiste a dénombré pas moins de 42 lésions et 2 plaies pénétrantes sur le sexagénaire. Il a reçu de nombreux coups de pieds, coups de poing et s’est fait traîner au sol. 

« Aujourd’hui, c’est la justice des majeurs, il n’y a plus d’excuses »

À la barre, c’est une scène irréaliste digne d’une mauvaise pièce de théâtre qui se joue. Ils paraissent totalement détachés de ce qu’ils ont fait. Très agacée, la présidente leur rappelle : « Aujourd’hui, c’est la justice des majeurs, il n’y a plus d’excuses ». Les trois étaient armés – couteau, cutter et tournevis – et sont montés à Saint-Denis de Saint-Pierre pour, selon eux, aller en boite. Sans le sou ou presque, en short, t-shirt et baskets-chaussettes… Je vous laisse imaginer la tête de la présidente au résumé des faits. Elle tente pour autant d’avoir des explications sur leur geste mais devra se contenter d’un « il était ivre, ça nous a attiré« . « C’est un acte réfléchi, vous l’aviez décidé, vous êtes monté à Saint-Denis pour ça« , répond la magistrate encore plus agacée. 

« C’est d’une lâcheté sans nom de s’en prendre à un homme de 69 ans à trois »

Les deux plus jeunes, 18 et 19 ans, bien connus du tribunal pour enfant, sont en récidive. Le troisième, âgé de 21 ans et auteur des deux coups de couteau, n’a pas de casier. Le parquet note le comportement particulièrement digne de la victime qui est présente à l’audience et ajoute d’un ton grave : « Ces faits sont d’une grande violence et auraient pu détruire une vie. On peut croire que Saint-Denis est ‘secure’, mais ces faits nous démontrent le contraire. C’est d’une lâcheté sans nom de s’en prendre à un homme de 69 ans à trois avec de vraies armes. J’ai été choquée par les photos. Comme il résiste, ils sortent leurs armes, je trouve cela très inquiétant d’autant que deux sont en récidive« , tance le parquet qui requiert une peine de 3 ans de prison dont 6 à 10 mois de sursis probatoire et le maintien en détention pour les trois prévenus. 

La défense fait valoir une enfance difficile des jeunes prévenus mais n’est pas aidée par leur comportement à l’audience. Ils n’expliquent rien et surtout ne montrent pas une once de regrets ni de compassion pour leur victime qui elle a eu le courage de venir à leur jugement. Il n’y aura pas d’excuses à son égard. « Ils ont voulu faire les caïds ! Ils ont besoin d’une sanction car les faits sont graves, mais une peine raisonnable au regard des antécédents de chacun« , conclut la robe noire. Le tribunal tranche dans le vif et condamne les trois jeunes majeurs à 4 ans de prison dont 1 an de sursis probatoire. Ils sont maintenus en détention. 

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