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Un homme, une vie, une œuvre

Christian Bobin est né en 1951, dans le Creusot, en France. Après des études de philosophie, il fut bibliothécaire, guide de musée, et devient rapidement un écrivain reconnu, auteur d’une soixantaine d’ouvrages, qui relève autant de la poésie que de la philosophie. Ce philosophe poète se révèle unique en son genre, tellement son style, ses […]

Ecrit par Radjah-Veloupoulé – le mardi 29 novembre 2022 à 14H29

Christian Bobin est né en 1951, dans le Creusot, en France. Après des études de philosophie, il fut bibliothécaire, guide de musée, et devient rapidement un écrivain reconnu, auteur d’une soixantaine d’ouvrages, qui relève autant de la poésie que de la philosophie. Ce philosophe poète se révèle unique en son genre, tellement son style, ses thèmes de prédilection, son lyrisme, émeuvent et bouleversent un public grandissant.

« Les livres sont des âmes, les librairies des points d’eau, dans le désert du monde. Les lettres manuscrites sont comme les feuilles d’automne: parfois un enfant ramasse l’une d’elles, y dechiffre l’ampleur d’une vie en feu, à venir. Ce qui parle à notre cœur-enfant est ce qu’il y a de plus profond. J’essaie d’aller par là. J’essaie seulement. (Un bruit de balançoire, éd Folio, L’iconoclaste, 2017).
 

J’ai fait connaissance avec Christian Bobin par un pur « hasard », si tant est que le hasard existe, en déambulant dans une librairie, et le titre d’un modeste ouvrage, par son nombre de pages, attira mon attention : »La plus que vive », et jamais plus, cet auteur m’a laissé indifférent. Personnellement, je le rapproche d’Albert Camus, dans ses pages les plus lyriques, (« Le premier homme ») et de René Char (Fureur et mystère « ).Les puristes risquent de crier au scandale. Peu m’importe, la vie n’est plus tout à fait la même après  une de ses phrases : » Je rêve d’une écriture qui ne ferait pas plus de bruit qu’un rayon de soleil heurtant un verre d’eau fraîche. »
 
« C’est que je crois qu’il est vital aujourd’hui de prendre le contre-pied des tambours modernes :désenchantement, raillerie, nihilisme. Ce qui nous sauvera, si quelque chose doit nous sauver, c’est la simplicité inouïe d’une parole.
 
Christian Bobin, ou la splendeur de la simplicité.

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