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UFAL - 974 : L’interdiction de la burqua ne relève pas du principe de laïcité

Ecrit par zinfos974 – le mardi 23 juin 2009 à 18H56

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Une commission d’enquête ou d’information va s’ouvrir sur le port du voile intégral - burqua ou  niqab -qui "chosifie" celle qui le porte, qu’on oblige à le porter, voire qui  en revendique, ça existe, le droit de le porter.
A la Réunion, région où le communautarisme, le développement sectaire, n’apportent aucun bémol à  l’idée répandue d’une parfaite unité  et d’un parfait "vivre ensemble" que le monde nous envie, on entend des protestations  sur cette perspective d’interdiction. Des élus de la RÉPUBLIQUE, dont la tradition idéologique se réfère pourtant à la revendication de l’émancipation humaine, accepteraient  cet enfermement vestimentaire, au nom savamment  utilisé par les propagandistes de cet uniforme, de la liberté individuelle.
La même réaction saluait  la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école, et un élu avait  même déclaré qu’on n’appliquerait pas la loi de la République à la Réunion !

En 2004, la loi était promulguée au nom du principe de LAÏCITE , principe qui organise l’espace public. Aujourd ’hui,  ce n’est pas le respect de la LAÏCITE dont il s’agit  car, au seul nom de la laïcité, on ne saurait interdire le port du voile intégral dans l’espace civil.

Le port de ce voile intégral pose un autre et  réel problème : non seulement il est un signe insupportable d’un projet idéologique et sectaire visant à asservir les femmes en les privant du statut de personne (inaccessibles au regard d’autrui, elles ne sont "personne"), mais il est aussi un masque qui rend impossible l’identification de l’individu.
C’est plus qu’un symbole d’oppression pour les femmes. Il est une manière d’abolir l’humanité, la leur propre,  parce qu’on se retire des relations ordinaires entre les êtres humains ; mais aussi celle des autres puisqu’une personne peut devenir invisible et intouchable. En cela, burqua et niqab(1) ne sont pas des signes religieux mais bien des dénis d’identité.

C’est pour ces raisons que l’UFAL demande à être partenaire de la commission envisagée pour l’étude du problème posé à la République par cet usage du voile intégral dans tous les espaces de la société civile.

Les Iraniennes , descendues dans la rue,depuis quelques jours et au risque avéré de leur vie, les mouvements féministes en terre d’Islam qui luttent contre cette intrusion salafiste agressive et sectaire, attendent , avec intérêt , les suites données à cette initiative de la France, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, à quoi Olympe de Gouges répondait par la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.
C’est la femme et la citoyenne qui sont concernées par cette démarche.
Ce sont aussi les Français musulmans qui ont à souffrir d’être stigmatisés à cause  d’une vision particulière de "ces petits lys d’amour" d’un nouveau genre dans leur démarche de "ti lamp, ti lamp" de grignotage de l’esprit des Lois républicaines.

(1) aid97400.lautre.net.

H.HERVET, Président UFAL-974

 

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