Tourisme dans l’Est : trois structures ont fermé définitivement après Garance

Dans son bilan semestriel, Côté Est (ex-OTI Est) fait le point sur l’activité touristique depuis le début de l’année. Un bilan sévèrement impacté par le passage du cyclone Garance, à l’origine d’une baisse de fréquentation et de la fermeture définitive de plusieurs infrastructures dont deux restaurants bien connus.
Entre janvier et juin 2025, les trois bureaux d’information touristique de l’Est – Sainte-Anne, Salazie et la Plaine des Palmistes – ont accueilli 18 319 visiteurs. Un chiffre en recul de 8,6 % par rapport à la même période l’an dernier. Sainte-Anne, avec 4 772 visiteurs, enregistre la plus forte baisse, liée selon Coté Est (ex-OTI Est) aux conséquences du cyclone sur les infrastructures et les paysages. La répartition entre les bureaux reste toutefois équilibrée, avec 6 901 visiteurs à Salazie et 6 646 à la Plaine. La majorité des visiteurs sont métropolitains (60 %), suivis des locaux (35 %) et des étrangers (5 %).
Des fermetures temporaires chez les prestataires
Le secteur touristique a été touché de plein fouet par le cyclone. Sur les 57 structures impactées par Garance, 40 ont dû fermer temporairement, cinq plus d’un mois et trois ont fermé définitivement leurs portes, précise l'office du tourisme de l'Est. Il s’agit des restaurants Beauvallon à Saint-Benoît et du Beau Rivage à Saint-André, tous deux bien connus dans l'Est, selon les remontées de l’office auprès des professionnels concernés. Installé depuis près de 10 ans dans la forêt de la Petite Plaine, le parc Acroplaine, a lui aussi malheureusement fermé ses portes depuis le mois d'avril.
Malgré tout, l’Est continue d’attirer de nouveaux projets : huit en hébergement ou agritourisme sont en cours de développement et neuf nouveaux prestataires ont été recensés, compensant les cinq fermetures de structures “liées à des départs en retraite, des changements d’activité ou des changements de statuts en cours”.
Une dynamique de vente malgré tout
Sur les six premiers mois de l’année, l’Office a vendu 4 078 prestations touristiques, avec un panier moyen de 20 euros. La clientèle reste majoritairement métropolitaine (56 %), devant les locaux (36 %) et les touristes internationaux (9 %). Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme annuel « Cap à l’Est », proposé cette année exclusivement en version numérique, dans une démarche éco-responsable.
Vers une labellisation “Destination d’Excellence”
L’année 2025 marque également la transition vers le nouveau label « Destination d’excellence », qui remplace la marque « Qualité Tourisme ». Ce label, opérationnel à partir du second semestre, impose des critères renforcés en matière d’accueil, de communication et surtout d'éco-responsabilité. À ce titre, les Bureaux d’Information Touristique devront répondre à 14 critères environnementaux supplémentaires, et les prestataires bénéficieront de 17 ateliers de sensibilisation, dont 10 dédiés aux thématiques écologiques.
Un accompagnement renforcé et des éductours permettront de valoriser les acteurs déjà engagés dans cette transition, indique Côté Est.


