Tatouage : un salon suspendu d’activité au Tampon

La préfecture de La Réunion a décidé de suspendre l’activité du salon Destiny’s Art Tattoo Studio, situé rue Hubert de Lisle au Tampon. L’établissement fait l’objet de manquements aux règles d’hygiène et de salubrité, constatés par l’ARS lors d’une inspection. Le dirigeant conteste cette décision qu’il juge disproportionnée.
La décision est tombée sous la forme d’un arrêté préfectoral : le studio de tatouage Destiny’s Art Tattoo Studio, installé au Tampon, doit cesser son activité jusqu’à mise en conformité avec la réglementation sanitaire. L’Agence Régionale de Santé (ARS) avait mené une inspection le 21 mai 2025 afin de vérifier la bonne application des mesures correctives demandées.
Quatre écarts majeurs ont été relevés : absence de point d’eau directement attenant à la zone de tatouage, ventilation insuffisante de la salle, utilisation d’un produit de nettoyage ne répondant pas aux normes en vigueur, et remise aux clients d’une fiche d’information incomplète.
Le dirigeant ne comprend pas
Ces manquements, considérés comme susceptibles de provoquer un risque infectieux, justifient la suspension immédiate de l’activité de tatouage par effraction cutanée. L’arrêté précise qu’il appartient désormais au studio de prendre toutes les mesures nécessaires pour se mettre en conformité et solliciter un contrôle de l’ARS afin de lever la sanction. Mais le dirigeant du salon se dit sonné par la décision : « L’ARS est passée chez moi une première fois. On m’a demandé de faire des travaux. Au début j’avais une grande pièce, on m’a dit de la diviser, après maintenant on me dit que cette pièce n’est pas assez ventilée… J’ai mis une ventilation plus importante, mais j’ai dû changer trois fois la VMC. Mais l’ARS m’a dit qu’elle n’avait pas compétence pour la vérifier. »
Concernant l’absence de point d’eau, il affirme avoir sollicité son propriétaire : « Mon local est en location, j’ai demandé au propriétaire de pouvoir avoir un point d’eau plus près. Mais les travaux sont en cours. »
Il souligne également l’impact économique de la mesure : « Le problème, c’est que le salon est mon seul moyen de revenu. Et je ne peux pas attendre deux mois. J’avoue ne pas comprendre alors que j’estime que mon salon est propre. Quant à l’histoire des produits de nettoyage, je ne comprends pas car je les achète auprès d’une entreprise agréée à laquelle j’ai bien précisé le type d’activité que je faisais. »
Le dirigeant envisage désormais un recours devant le tribunal administratif de Saint-Denis, estimant avoir respecté les obligations qui lui avaient été fixées.


