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St-Denis : Les auteurs des coups de feu à la fois condamnés et reconnus comme victimes

Jeudi dernier, cinq individus ont été placés en garde à vue suite à des coups de feu tirés à Saint-Denis. Ils sont passés à la barre ce lundi et le tribunal les a tous reconnus comme coupables, mais aussi comme victimes. Ils écopent à des peines de 18 mois de prison à 6 mois de sursis avec mise à l'épreuve.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 20 mars 2018 à 10H04

Cinq hommes ont tiré des coups de feu jeudi dernier dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, proche d'une résidence de la rue Bridet. Les auteurs de ces coups ont été jugés ce lundi au tribunal de Champ-Fleuri. Ils ont ainsi été condamnés "à des peines de 18 mois de prison à 6 mois de sursis avec mise à l'épreuve, en fonction de leur implication et de leur casier judiciaire, bien remplis pour certains", précise le Quotidien ce mardi matin. 

Mais le statut de victime leur a également été accordé, ainsi qu'un "euro symbolique au titre des dommages et intérêts".  Bien que toutes les interrogations sur leurs actes n'ont pas trouvé réponse. En effet l'altercation a eu lieu entre 1 homme contre 4 autres. Cependant, ce même homme, placé sous bracelet électronique, avait invité les quatre autres hommes chez lui pour son anniversaire, alors qu'ils ne s'étaient rencontrés que la veille dans une boîte de nuit à Saint-Gilles. Les quatre fêtards arrivent chez leur hôte avec un fusil, qu'ils proposent d'échanger contre son pistolet argenté. 

L'homme qui fêtait alors ses 32 ans refuse et donne des coups de poing à l'un d'entre eux. Un autre lui rend la monnaie de sa pièce avant de tous s'enfuir de l'appartement. L'homme les poursuit en tirant des balles à blanc dans le couloir, puis saute du premier étage pour rattraper les quatre hommes. Ce dernier a reconnu à la barre avoir consommé du Rivotril, un puissant anxiolytique, comme le révèle le JIR. Tombé au sol et impuissant, il reçoit coups de poing et coups de pied. Les hommes lui volent également son pistolet. 

C'est pourquoi l'avocat a déploré "un cas d'école de légitime défense". Les quatre hommes se sont défendus face à un homme armé et sous anxiolytique, même si les derniers ont été donnés alors que l'hôte était au sol, désarmé, a souhaité précisé Louis Ropars, l'avocat du tireur. L'audience a été rythmée par une scène de violence.  

 

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