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St-André: Un policier devant la justice pour la rédaction d'un faux PV d'interpellation

Ecrit par zinfos974 – le dimanche 19 août 2018 à 08H22
Un policier de Saint-André sera prochainement jugé en correctionnelle, soupçonné de "faux en écriture publique". Les faits remontent au 3 juin 2017, jour de l’interpellation d’un habitant de la commune soupçonné de violences conjugales et violation de domicile. Suivi par une équipe de police alors qu’il était au volant de la voiture de sa campagne en centre-ville et semblait conduire en état d’ivresse, l’homme est interpellé chez son ami.
 
Là où ça coince, c’est au niveau du procès verbal d'interpellation rédigé par un des policiers. Ce dernier déclare avoir interpellé le suspect alors qu’il sortait tout juste de son véhicule "ivre". "Ses yeux sont rougis et son haleine sent fortement l’alcool", décrit-il dans le PV. Or le suspect indique avoir été interpellé chez son ami – la voiture garée dans le parking – alors que cela faisait deux heures qu’il y était. Il déclare avoir bu "quelques bières, du whisky et du Bourbognac". Au commissariat, le test révèlera 2,3 grammes par litre de sang. Il indique également que l’heure d’interpellation indiquée sur le PV est fausse ; il aurait déjà été au commissariat à cette heure-là.
 
Les conclusions de l’Unité criminelle de la sûreté départementale remises au procureur de la République, précisent que le policier reconnaît avoir rédigé le PV, sans mentir, mais en voulant "simplifier pour aller plus vite". Il ajoute n’avoir "voulu nuire à personne". Il reconnaît que l’homme n’avait pas été interpellé devant l'appartement mais quelques secondes après être entré chez son ami. Une peine de 4 mois de prison avec sursis lui avait été proposée vendredi dernier par le parquet de Saint-Denis dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Mais le policier a refusé et sera donc jugé devant le tribunal correctionnel en audience collégiale.
 
Qui dit vrai ?
 
Si le PV dit faux concernant le détail de l’interpellation et pourrait donc être annulé, la question se pose sur la durée de temps passé chez son ami. Quelques secondes ou plusieurs heures ? La différence serait une inculpation ou non pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique. Sachant que l’homme en question a tout intérêt à garder son permis pour pouvoir exercer son métier.

Les deux hommes seront devant la justice d'ici quelques mois.

 

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