Six raisons de manifester le 12 février

Non, les enseignants ne sont ni corporatistes ni conservateurs : ils réfléchissent et refusent le prêt à penser :
Le débat est pollué par des affirmations gratuites :
« La semaine de quatre jours est unanimement rejetée »
Faux : c’est le contraire. Les conseils d’école lorsqu’ils sont consultés la plébiscitent !
Aucune étude sérieuse :
Comment se fait-il selon vous qu’aucune étude ne soit publiée pour comparer les académies de Toulouse (sur 5 jours depuis 25 ans) et de Lyon (sur 4 jours depuis 25 ans) ?
Des comparaisons hémiplégiques :
Le ministère s’appuie sur le nombre de jours de classe en France plus faible que la moyenne de l’OCDE pour ajouter 36 mercredis sans compensation salariale. Pourquoi ne pas avoir pris plutôt le nombre d’heures de classe, bien supérieur en France, pour revenir à des journées de 5h00 sur une semaine de quatre jours ?
918 – 782 = 136h par an soit environ 4 h par semaine. Ce calcul montre que la semaine de quatre jours de cinq heures est conforme à la moyenne de l’OCDE !
Un bien être de l’enfant en trompe l’œil :
Soumettre les enfants de trois ans et de dix ans aux mêmes horaires est une absurdité. C’est pourtant ce qui est prévu. Le pic d’attention de fin d’après midi tant vanté par les chrono-biologistes n’est pas exploité. Dommage… Le manque de sommeil, véritable fléau pour les apprentissages, n’est pas traité. Le coucher tardif qui existe sur quatre jours continuera sur cinq.
Un contre sens historique :
La semaine à l’allemande (classe le matin, activités l’après-midi) est en recul outre Rhin où les femmes refusent de plus en plus le statut de mère au foyer obligatoire : la semaine française y est portée en modèle. Alors, qui est archaïque ?
Inégalité de fait :
La présence accrue des municipalités dans les PEDT accentuera les inégalités entre communes riches et communes pauvres. La République a-t-elle vocation à reculer encore et toujours ?
Et que dire du temps infini qu’il faudra consacrer à la gestion, l’organisation, l’évaluation, la régulation de ces temps périscolaires qui réclament de fait une collaboration serrée de tous les acteurs…
Le 12 février, personne ne doit manquer.
Retrait du décret « rythmes scolaires »,
négociations et intégration de la question des rythmes
dans une réflexion de fond plus vaste et plus ambitieuse !
Anthony Payet SNE974-FGAF


