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Sécurité routière : 8 aides à la conduite obligatoires sur les voitures neuves

Omniprésentes sur les modèles récents, parfois perçues comme gênantes ou intrusives, certaines aides électroniques à la conduite vont se généraliser sur tous les modèles neufs commercialisés à partir de ce mois de juillet dans l'Union européenne.

Ecrit par N.P. – le jeudi 11 juillet 2024 à 14H36

Tantôt pratiques, à l’image des caméras de recul à 360 degrés ou des radars de distance, parfois perturbantes à l’instar des dispositifs de maintien automatique dans la voie, les aides à la conduite figurent aujourd’hui parmi les premiers arguments de vente des concessionnaires automobiles.

Avec l’entrée en vigueur depuis lundi 8 juillet du règlement GSR2 (pour General Safety Regulation 2) dans toute l’Union européenne, les constructeurs automobiles ont désormais obligation de vendre tout véhicule neuf avec un équipement comportant au moins 8 nouvelles aides à la conduite.

Cette réglementation sur la sécurité a été anticipée depuis deux ans par les constructeurs, ceux-ci décidant parfois de cesser la vente de certains de leurs modèles, jugés trop anciens pour justifier le coût d’intégration des dispositifs électroniques, voire tout simplement inadaptés à leur implémentation. C’est le cas par exemple de la Renault Zoé électrique, qui disparaît du catalogue.

Dès cette semaine, touts les voitures neuves vendues en Europe devront donc fournir de série a minima ces 8 aides à la conduite :

  • dispositif de freinage d’urgence autonome
  • détection d’obstacle en marche arrière
  • alerte de perte d’attention ou de somnolence du conducteur
  • aide active au maintien dans la voie
  • alerte de sur-vitesse avec lecture des panneaux
  • système de surveillance de pression des pneus
  • enregistreur de données
  • pré-équipement pour l’installation d’un éthylotest anti-démarrage

L’introduction d’un enregistreur de données dans les véhicules particuliers, présentée par certains détracteurs comme une sorte de « boîte noire », soulève des questions autour de l’utilisation des données personnelles des conducteurs. Pour l’heure, la Commission européenne impose des restrictions censées empêcher que les informations stockées dans le véhicule puissent être utilisées par la police ou les assurances.

Il n’y aura donc pas de géolocalisation des données, qui seront anonymisées et conservées uniquement lorsqu’elles seront liées à un accident pour déterminer, par exemple, la vitesse du véhicule ou la durée du freinage.

Si toutes ces aides à la conduite, qui s’accompagnent par ailleurs de l’entrée en vigueur de normes plus contraignantes pour les crash-test (ces procédures qui déterminent la résistance de votre voiture aux chocs frontaux et latéraux), doivent permettre à l’Union européenne de poursuivre ses objectifs de baisse drastique du nombre de morts sur les routes, elles auront néanmoins un impact sur le prix des véhicules, notamment ceux d’entrée de gamme.

Attention par ailleurs si vous aviez prévu d’investir dans une voiture neuve : les constructeurs disposent d’une petite latitude pour continuer à écouler leurs anciens modèles en stock, à raison d’un certain pourcentage encadré par la réglementation, mais qu’il sera toutefois difficile de contrôler pour les clients. De quoi peut-être négocier une ristourne avec son concessionnaire.

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