Saint-André : Pour assouvir ses pulsions sexuelles, il agresse ses filles mineures

Jugé pour avoir abusé de ses deux filles mineures et de l'une de leur jeune cousine, le quadragénaire nie tous les faits reprochés. Il fait mine de ne rien comprendre aux différents témoignages des victimes que le magistrat égrène. Tous font froid dans le dos.
"Quand ma tatie partait faire les courses et que je restais seule avec lui, il m'enfermait dans une chambre et me touchait. Il m'embrassait sur la bouche et me caressait le sexe" confie une des fillettes. Sa cousine raconte à son tour que, tous dans le même lit pour passer la nuit, Moudala profitait du sommeil des adultes pour commettre ses agressions. "Il me demandait d'enlever ma culotte et me pinçait la choupette. Son sexe était trop gros pour y rentrer".
Moudala enfonce le clou et face à ces déclarations considérées comme véridiques notamment parce qu'elles n'ont jamais variées durant le temps de l'enquête, il évoque un complot, un montage de la part de la mère de ses enfants.
Une des filles victimes avait d'ailleurs décrit un viol mais la juge d'instruction en charge du dossier avait conclu que les examens gynécologiques n'avaient pas corroboré cette version.
Raison pour laquelle le mis en cause, né à Koungou en 1983, n'a pas comparu devant la cour criminelle. Les faits étant correctionnalisés, il encourait 10 ans de prison.
A la barre vendredi dernier, pantalon de survêtement gris et chemise blanche froissée, il réfute alors même qu'il avait déclaré lors de ses auditions avoir demandé à son épouse d'enfermer ses filles dans leur chambre et de jeter la clé. "Pourtant, vous avez utilisé de la bombe à cafards pour forcer les enfants à ouvrir la porte et vous laisser rentrer" précise le président de l'audience alors que la salle du palais de justice de Champ-Fleuri est saisie d'effroi.
Un effroi et une peur de mourir qui ont également fait partie de la vie des victimes âgées d'environ dix ans au moment des faits, indique une des expertises psychologiques.
Quelques instants plus tôt, la représentante de la société, Cécile Hénoux, avait proposé au tribunal de prononcer la peine de 9 ans d'emprisonnement.
Les juges ont été un peu moins sévères en condamnant Moudala C. à 7 ans de prison. L'agresseur sexuel est déchu de l'autorité parentale. Son nom est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels.


