Radiers submergés : Le préfet appelle la population à la prudence

Avec quatre décès, le bilan est lourd après les fortes pluies qu’a connues le Sud de l’île. Avant de se rendre auprès des sinistrés d’Etang-Salé-les-Bains, le préfet, accompagné de Mathieu Hoarau, maire de la commune, du commandant de la gendarmerie péi, le colonel Frédéric Labrunye, ainsi que du directeur du SDIS 974, le colonel Frédéric Léguillier, a voulu rappeler les règles élémentaires de prudence aux Réunionnais.
“Nous avons eu à déplorer quatre morts dans les derniers jours, c'est-à-dire autant que pendant le cyclone. Autant pour le cyclone, on a la capacité de prévoir et de prévenir avant et de dire aux gens de se mettre à l’abri, d’ailleurs je dis encore merci aux Réunionnais, car ils ont été très prudents, autant il y a eu des imprudences. Il faut repasser le message, on ne franchit pas des radiers”, explique le représentant de l’État.
“La Réunion en ce moment, c’est un seau d’eau plein”
“Un expert nous expliquait récemment que La Réunion en ce moment, c’est un seau d’eau plein. Vous rajoutez quelques gouttes dessus, l’eau coule et elle déborde. Ne vous mettez pas en danger vous-même et ne mettez pas en danger les secours. Je pense notamment que récemment, il y a eu des interventions sur les bassins. On a dit qu’il ne fallait pas aller se baigner pour l’instant. Je le dis en particulier aux marmailles et aux parents”, poursuit le préfet. “La moindre imprudence, ce sont des moyens de sauvetage qui vont être mobilisés. On ne peut pas être partout. La nature est plus forte”, ajoute le directeur du SDIS.
Le colonel Frédéric Labrunye souligne également la difficulté des gendarmes et des secours en général à aider des gens qui se mettent dans des situations périlleuses. “On ne peut pas imaginer que les débits qu’on voit dans les radiers ne sont pas aussi un danger pour les secouristes. Il faut parfois qu’on se retire, et à l'incompréhension des familles, pour notre propre sécurité. Pour une personne emportée, il y a jusqu’à dix gendarmes ou sapeurs-pompiers qui s’exposent pour essayer de lui venir en aide. Il faut aussi savoir que le secours a un coût. Les moyens que nous déployons vont parfois faire défaut ailleurs. Des recherches de personnes emportées, c’est facilement deux heures de vol d’hélicoptère, et il ne peut pas être mobilisé ailleurs”, poursuit le commandant de la gendarmerie à La Réunion.
Si une amélioration du temps est normalement prévue pour les prochains jours, de nombreux radiers restent encore submergés. La prudence reste donc de mise pour tout le Sud de l’île. Le préfet a également annoncé une augmentation de l'enveloppe d'aide dans le cadre du plan radier mis en place par le Département.


