Nicolas Sarkozy déjà libéré de son bracelet électronique

Condamné à un an de prison ferme sous bracelet électronique dans l’affaire des écoutes téléphoniques, Nicolas Sarkozy s’est vu retirer son bracelet électronique ce mercredi 14 mai.
14 semaines, c’est le temps durant lequel le bracelet électronique est resté accroché à la cheville de l’ex-président.
Condamné à trois ans de prison dont un an ferme en décembre dernier dans l’affaire des écoutes, Nicolas Sarkozy a été équipé d’un bracelet électronique en février dernier, qu’il devait donc garder une année. Mais c'était sans compter sur une disposition législative spécifique.
70 ans, l’âge de faire tomber le bracelet
Il ne s'agit pas là d'un avantage présidentiel pour l’ancien chef d'État. C’est bien la loi française qui a permis à Nicolas Sarkozy d’être placé en libération conditionnelle ce mercredi. La raison de cette libération ? L’âge du condamné.
La loi a ainsi prévu trois exceptions. Un condamné peut ainsi bénéficier d’une libération conditionnelle s’il est parent d’un enfant de moins de 10 ans, ou qu’il s’agit d’une femme enceinte, s’il est atteint d’une maladie grave ou s’il est âgé de plus de 70 ans.
Soufflées le 28 janvier dernier, les 70 bougies de l’ex-président de la République lui ont donc permis de bénéficier de ce retrait de bracelet électronique peu de temps après sa condamnation.
Libéré de cet appareil de surveillance, “le condamné reste suivi par un juge d’application des peines et un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation”, comme le précise l’article 729 du code de procédure pénale.


