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Municipales 2026 : lamour lé dou entre la SIDR et Erick Fontaine

Ecrit par Maxime Bonnet – le mardi 3 mars 2026 à 06H50

Une permanence politique installée dans un logement social de la résidence Gaspard à La Possession a déclenché une mise en demeure de la SIDR envers le candidat Erick Fontaine. Entre rappel des règles d’usage des logements sociaux et droit à l’activité politique, le bras de fer illustre les tensions persistantes entre le candidat et le bailleur social.

À La Possession, une permanence politique dans un logement social a déclenché un véritable bras de fer entre le candidat Erick Fontaine et la SIDR. Mardi 3 février, le bailleur social a adressé une mise en demeure au candidat, lui enjoignant de cesser toute activité politique dans la résidence Gaspard.

Selon Laurent Pinsel, directeur général de la SIDR, « les logements sociaux sont destinés à un usage exclusif d’habitation ». Il rappelle également que « l’occupation des locaux loués étant strictement réservée au locataire… le présent contrat est incessible et intransmissible ». Le courrier souligne que cette situation est « contraire aux obligations du locataire de jouissance paisible du logement » et menace d’envoyer un commissaire de justice constater les faits, tout en se réservant « le droit d’engager des poursuites judiciaires ».

« Nous avons une campagne à mener »

Erick Fontaine, qui est également administrateur de la Confédération nationale du logement (CNL) à La Réunion, conteste la mise en demeure. Il assure qu’il n’a « pas eu le temps de recevoir personne », que l’accord de la locataire pour accueillir des habitants dans la cour était bien réel, et que « à peine nous avions fini d’accrocher notre affiche, nous recevions cette mise en demeure ».

Pour éviter toute polémique, il a déplacé sa permanence vers ses autres sites, à Sainte-Thérèse et à la Zac Balthazar. « Nous avons une campagne à mener et des choses plus importantes à faire », ajoute-t-il.

Sur le plan légal, le candidat invoque la loi du 6 juillet 1989 : « La loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs est très claire. Sont réputées non écrites les clauses qui interdisent au locataire l’exercice d’une activité politique, syndicale, associative ou confessionnelle ».

Une démarche de la part du plus grand bailleur de l'île qui peut se lire comme une petite vengeance discrète, après des années de bras de fer.

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