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Meurtre de Philippine : le suspect, déjà condamné pour viol, arrêté en Suisse

L’arrestation d’un jeune homme de 22 ans, suspecté du meurtre de Philippine, une étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne à Paris, a eu lieu ce mardi 24 septembre à Genève.
Ecrit par N.P. – le mercredi 25 septembre 2024 à 09H28
Photo : Pixabay

Un homme de 22 ans, suspecté du meurtre de Philippine, une étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne à Paris, a été arrêté ce mardi 24 septembre à Genève, en Suisse. Cette interpellation fait suite à une enquête de grande envergure menée après la découverte du corps de la jeune femme vendredi dernier.

Philippine, étudiante à l’Université Paris-Dauphine, avait déjeuné au Crous vendredi après-midi avant de cesser de donner signe de vie. Quelques heures plus tard, son corps sans vie a été retrouvé dans une zone isolée du bois de Boulogne, à l'ouest de Paris.

 

Meurtre de Philippine : Un homme déjà connu de la justice

 

Le suspect, un ressortissant marocain de 22 ans, avait fait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis juin dernier. Arrivé en France en 2019 via l’Espagne, il est également connu pour des antécédents judiciaires lourds. En effet, il avait été condamné à sept ans de prison pour le viol d’une jeune femme dans le Val-d’Oise en 2021, après l’avoir suivie dans un bois.

En dépit de cette condamnation, le suspect avait été relâché début septembre sous contrôle judiciaire, avec une obligation de se présenter régulièrement aux autorités. Toutefois, il n’a jamais respecté ces obligations, disparaissant peu de temps après sa libération.

Le parquet de Paris a indiqué qu’une demande d’extradition allait être adressée aux autorités suisses "sans délai" pour permettre son transfert en France et sa mise en examen.

Ce drame relance le débat sur la gestion des personnes sous le coup d'une OQTF et les failles éventuelles dans le suivi des condamnés. Malgré une décision d'expulsion datant de plusieurs mois et un laissez-passer consulaire émis par le Maroc, le suspect était toujours en liberté au moment des faits.

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