Maloya or not Maloya ?

Quand la suffisance, l’orgueil mal placé, l’exclusivité de certains artistes s’emmêlent au nom de « touche pas à mon Patrimoine » , leur propriété ! Oups !
Rappel des faits : le nom « Maloya » est attribué au pavillon psychiatrique de Saint-Pierre et engendre, de ce fait, une réaction violente d’individus pseudo garants du patrimoine culturel réunionnais.
En préambule, j’anticipe la réaction de ces apprenants intellectuels à la découverte de l’auteur de cet article : Nivet ! « Oui, band là lé zoreil, li comprend rien à la réunionité ! » Stop ! Nivet est arrivé par bateau à la Réunion en mai 68 et cela ne s’invente pas. Ses enfants sont créoles puisque nées Ici. Il est réunionnais depuis 48 ans. Fermez le ban ! j’ai droit au chapitre.
J’en reviens à l’essentiel : l’attribution du nom « Maloya » à une unité psychiatrique. Ce nom qui représente l’âme musicale de La Réunion a été reconnu enfin et son titre de patrimoine culturel et immatériel de l’Humanité n’est que justice. Cela signifie qu’il appartient à TOUS. Il n’est pas l’exclusivité de certains musicos. Ces musiciens qui considèrent que c’est une insulte à la musique que d’attribuer ce nom prestigieux à un pavillon psychiatrique.
Mais , messieurs, de ce fait, vous insultez nos malades qui ont droit à la reconnaissance malgré leur handicap et qui ont le droit aussi d’habiter un lieu dont l’évocation de son nom : « Maloya », évoque un moment fort et fier de l’histoire locale. Et si l’on fouille plus loin, cette appellation relève de la pédagogie, de l’appartenance à un vécu local pas très heureux souvent, de l’appartenance à une île ayant souffert.
Alors, le pavillon Maloya, je suis pour.
Quant à vous, messieurs et dames les artistes, l’Histoire ne vous appartient pas !
Alain NIVET
Bellepierre


