Liban : un Casque bleu français tué dans une attaque, Paris exige des réponses

La tension remonte d’un cran au sud du Liban. Au deuxième jour de la trêve avec Israël, des Casques bleus français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont été pris pour cible ce samedi matin à Ghandouriyé.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "fermement" cette attaque visant le contingent français. Dans un message publié sur X, il a annoncé avoir ordonné l’ouverture d’une « enquête immédiate » afin d’identifier et d’arrêter les responsables.
Un porte-parole de la FINUL a confirmé qu’un "incident" s’était produit dans la matinée, précisant qu’une enquête était en cours, sans détailler dans l’immédiat les circonstances exactes de l’attaque ni son bilan.
Un militaire français tué, trois blessés
Quelques heures plus tard, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé sur X la mort d’un soldat français dans cette attaque.
Le Sergent-chef Florian Montorio, appartenant au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué lors de l’attaque. Trois autres militaires français ont été blessés et évacués.
"La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban", a déclaré le chef de l’État.
La piste du Hezbollah évoquée
Dans son message, Emmanuel Macron a également pointé du doigt une possible responsabilité du Hezbollah, estimant que "tout laisse à penser" que le mouvement est impliqué dans cette attaque.
La France appelle désormais les autorités libanaises à agir rapidement. Paris "exige" que les responsables soient arrêtés "immédiatement" et que le Liban prenne "ses responsabilités aux côtés de la FINUL".


