Les gesticulations du ministre Peillon pour acheter la contestation du monde de l'éducation

A l’heure ou la contestation monte dans l’éducation nationale contre le projet de loi PEILLON et la réforme des rythmes scolaires, à la veille d’une manifestation ce samedi à Paris , le Ministre multiplie les sorties médiatiques pour tenter d’éteindre la colère des enseignants qui n’en finit pas de monter
Dans la panoplie du pompier pyromane :
- Une lettre aux enseignants en cours de rédaction .pour répondre aux « inquiétudes et à la grande souffrance des personnels après des années de suppressions de postes »
- une prime de 400 euros annuels en guise de reconnaissance professionnelle
Pour financer ladite prime Vincent Peillon compte sur les mesures catégorielles déjà budgétées. Cette prime « pourrait venir de la non-reconduction d'une prime annuelle de 400 euros qui était versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations - qui n'a pas été reconduite par le ministère -et des heures supplémentaires des professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août, elles aussi mises en suspens par le ministère. »
Autrement dit, ce que propose PEILLON, c’est de déshabiller Pierre pour habiller Paul
Pas sur que cette tentative désespérée et brouillonne d’acheter « la paix sociale » ne se retourne pas comme un boomerang dans la figure du ministre
Qui peut croire en effet que les enseignants notamment du 1er degré , les plus en pointe dans la lutte actuellement vont renoncer à leurs revendications qui porte sur le fond , à savoir le refus d’une municipalisation et d’une décentralisation de la politique éducative ,de la territorialisation de l’éducation nationale, de la mise sous tutelle pédagogique des enseignants par les collectivités locales , pour des mesures ambitieuses favorisant la réussite scolaire de leurs élèves sous prétexte d’un saupoudrage indemnitaire
De plus, 400 euros ne change rien au fait que les professeurs des écoles perçoivent une rémunération inférieure à un agent de police, que leur déroulement de carrière soit en panne et que leurs qualifications ne soient pas reconnues, que leurs conditions de travail soient des plus médiocres
Peillon insulte les personnels, il craint en fait une extension et une généralisation des luttes contre ses mesures tant contestées.Pour la CGTR EDUC’ACTION , cette réponse de PEILLON au profond malaise actuel est la manifestation de sa crainte d’une extension et une généralisation des luttes contre ses mesures tant contestées
Alors , il faut continuer de pousser partout et ce jusqu’au retrait de sa loi et de son décret sur les rythmes scolaires


