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Le Tampon : Elle le quitte, donc il tue ses poules

Un Tamponnais va passer 11 mois derrière les barreaux pour avoir commis en récidive des violences conjugales. Après avoir craché sur son ex qui tenait leur bébé dans les bras, il est allé tuer ses poules, car il affirme ne pas avoir eu d'autres solutions.
Ecrit par Gaëtan Dumuids – le mardi 20 février 2024 à 10H19

Lorsque Christopher se présente face au tribunal de Saint-Pierre hier dans le cadre d'une comparution immédiate, il est loin d'être un inconnu du tribunal. Avec cinq condamnations, il a déjà été reconnu coupable d'avoir commis des violences sur les deux mères de ses enfants.

Malgré une condamnation pour des violences contre Lydie* en 2021, le couple qui a un enfant s'est remis ensemble. Des retrouvailles qui ne plaisent pas à Zoé*, la fille de Lydie, âgée de 12 ans. La relation entre l'adolescente et son beau-père est difficile et a été à l'origine d'une dispute vendredi dernier.

Finalement, Lydie va annoncer à Christopher qu'elle veut le quitter. Ce dernier va rentrer dans une rage folle et cracher sur elle au visage, alors même qu'elle tient leur enfant de deux ans dans les bras. Surtout, il va aller tuer ses cinq poules en leur éclatant la tête au sol. Il va ensuite attraper le chien qu'il va faire rentrer violemment dans la voiture. Il redéposera le chien plus tard dans la soirée.

"Ce n'était pas par plaisir que j'ai fait ça"

"Elle a des problèmes de santé. Je savais qu'elle ne pouvait pas s'en occuper alors, j'ai décidé de les abattre. Ce n'était pas par plaisir que j'ai fait ça. Si j'avais eu la place chez moi, je les aurais récupérées", se justifie-t-il à la barre. Il concède qu'il a "du mal à gérer les séparations."

Me Pauline Blard, qui représente la partie civile, explique les difficultés entre le prévenu et la fille de sa compagne à l'origine des conflits du couple. "Elle a senti le mal-être de sa mère après les premiers faits de violences et elle a du mal à accepter son retour. Mais ça, il a du mal à le comprendre. Ce n'est pas à l'adolescente de comprendre ça, mais à l'adulte", argue-t-elle.

"En dépit de son sursis probatoire, il n'a pas su contrôler ses émotions", rappelle la procureure qui requiert une peine de 12 mois de prison ferme et la révocation de trois mois de son sursis.

Me Florence Boyer va de son côté tenter d'expliquer son geste. "Il était désemparé. Il a pensé que c'était une nécessité puisqu'il n'a pas de place dans son appartement pour les récupérer. Il est investi dans les problèmes de santé de Lydie et il savait qu'elle ne pouvait pas s'en occuper. Ce n'est pas un acte malveillant, mais maladroit."

Le tribunal va finalement le condamner à huit mois de prison ferme et ordonner la révocation de trois mois de sursis. Il doit en plus verser 800 euros à Lydie et 500 euros à son fils pour le dédommagement.

*Prénoms d'emprunt

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