Revenir à la rubrique : Faits divers

Le Sénat n’autorise que la garde à vue de Gaston Flosse

Le Sénat n’a levé que partiellement l’immunité parlementaire de Gaston de Flosse. Il n'a permis que le placement en garde à vue de l’ex-homme fort de la Polynésie, dans l'affaire de détournement de biens sociaux et de corruption active à l'Office des Postes et télécommunications.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le jeudi 23 juillet 2009 à 07H47

La justice ne peut pas tout, car elle est subordonnée aux hommes et au pouvoir. Le cas du sénateur Gaston Flosse exprime plus que jamais combien la loi est fragilisée par ceux-là mêmes qui ont la responsabilité de sa création et sa rédaction ou de son application.

En effet, il a fallu attendre la septième demande de levée d’immunité parlementaire -la première a été faite en 1995- pour obtenir une levée partielle votée à une large majorité. Mais celle-ci ne permet que le placement de Gaston Flosse en garde à vue.

En effet, les sénateurs ont rejeté les autres parties de la demande “trop imprécises et insuffisamment motivées” selon l’AFP, alors que le procureur général de Papeete souhaitait obtenir “toutes les dispositions restrictives ou privatives de liberté du parlementaire” pour avancer dans son enquête “portant sur une affaire de plus d’un million et demi d’euros”.

Même si l’étau judiciaire semble se resserrer autour du sénateur de 78 ans, déjà impliqué dans plusieurs affaires dont la disparition d’un journaliste, l’hypothèse d’une mise en détention provisoire passerait par une huitième demande de levée de l’immunité parlementaire de Gaston Flosse.

L’actualité judiciaire du sénateur reste toutefois chargé. Il pourrait se retrouver bientôt en correctionnelle pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics. Il a déjà à son casier judiciaire une condamnation (à un an de prison avec sursis et un an d’inéligibilité) pour détournement de fonds publics.

L’appel a été mis en délibéré.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Un incendie se déclare dans un immeuble SIDR à Saint-Denis

Ce mercredi peu avant 19 heures, un appartement situé au 1er étage de la résidence SIDR Camp Jacquot situé à l’angle de la rue Camp Jacquot et général de Gaulle à Saint-Denis a pris feu. Les sapeurs pompiers ont déployé la grande échelle pour accéder à l’appartement en proie aux flammes. Fort heureusement, il n’y a pas de blessés à déplorer. Par mesure de précaution, l’ensemble de l’immeuble a été évacué.

Viol d’une prostituée sur la voie publique : L’auteur présumé ne voulait pas payer

Gabriel*, mis en examen le 25 août 2022 pour un viol commis la veille sur une prostituée rencontrée via les réseaux sociaux, a donné des explications variables sur le non paiement de ses services. Il a été décrit par des experts comme ayant des difficultés relationnelles mais sans dangerosité criminelle. Malgré sa demande de libération, la chambre de l’instruction a maintenu sa détention, suivant l’avis du parquet général qui craint qu’il exerce des pressions sur la victime.

Trafic de stupéfiants en bande organisée : 45 kilos de zamal péi retrouvés au domicile d’un cultivateur

Jean-Cédric L., 45 ans, a été arrêté pour avoir cultivé 45 kg de cannabis chez lui, impliqué dans un trafic entre l’Île Maurice et La Réunion. Après un an en détention provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire, mais reste sous les verrous après un appel du parquet. Le réseau d’envergure bien huilé révèle des envois fréquents et volumineux vers Maurice.

Soupçons d’emplois illégaux : Didier Robert, Alfred Ablancourt et Ismaïl Aboudou se défendent à la barre

La deuxième journée du procès des emplois de cabinet de la Région a conforté la défense dans sa contestation de la partialité de l’enquête menée par l’OCLCIFF : les témoins auditionnés ont en effet tous confirmé l’effectivité des missions effectuées par les ex-conseillers techniques Alfred Ablancourt et Ismaïl Aboudou, tandis que le troisième prévenu appelé à la barre, l’ancien président Didier Robert, a martelé sa légitimité, en tant que chef de l’administration, à choisir lui-même les personnes embauchées dans son cabinet. Enfin, le DGS d’alors Mohamed Ahmed, convoqué comme témoin, a souligné qu’un arrêté relatif à l’organisation administrative de la Région avait rattaché certains services au cabinet, sans que cela ne soit contesté ni par le contrôle de la légalité, ni par le tribunal administratif.