Le pragmatisme des élus

Le Sénat a parlé du pragmatisme des maires en ce qui concerne leur choix de doter ou pas les policiers municipaux de moyens de protection et de défense appropriés alors que ceux-ci sont confrontés de plus en plus souvent aux actes de violences et aux malfrats armés de kalashnikovs et ce quel que soit le lieu et l'heure de leurs interventions.
Les policiers municipaux exercent des missions dangereuses et nous attendons qu'avec pragmatisme les élus employeurs nous rédigent enfin la liste des missions non dangereuses.
Envoyer des agents sans moyens adaptés dans des quartiers "difficiles", comme nous le voyons souvent, détourner des lois et faire exécuter des missions de police municipale à des agents non habilités, refuser d'admettre que les misions de sécurité publique font partie de leur devoir, tend à démontrer le pragmatisme de certains de ces élus employeurs.
Cette attitude s'adapte t-elle vraiment à la réalité, nos victimes du devoir et nos nombreux blessés en service sont des exemples contraires.
Quand vont-ils avoir le courage de prendre les décisions qui s'imposent, quand vont-ils reconnaître que les agents de police municipale sont confrontés quasiment aux mêmes risques que les autres forces de l'ordre et de ce fait, ne sont pas des fonctionnaires territoriaux comme les autres.
Ne faudrait-il pas parler plutôt de dogmatisme ?
En tout état de cause et au vu de leur manque de courage, l'USPPM fera en sorte que toutes les responsabilités soient recherchées au même titre que celles des employeurs privés et engagées si un policier municipal est blessé ou tué alors qu'il n'avait pas les moyens de se défendre ou d'assurer la sécurité d'autrui.
Nous invitons également les administrés à en faire de même puisque les hommes politiques responsables qu'ils ont mis en place, sont les garants de leur sécurité.
M. DEL PISTOIA Jean Louis
Directeur national de la communication de
l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux


