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Le père qui poignarde ses filles : La plus jeune tente de se suicider

Ecrit par zinfos974 – le lundi 19 mars 2018 à 18H28

En ce premier jour de procès de Jules Tarley, le père de famille qui a poignardé ses deux filles le 29 juin 2015 au Port, la police, les experts médicaux et psychiatriques ainsi que l’oncle et la mère des victimes ont été entendus par la cour d’Assises. Mardi, le verdict tombera.
 
L’accusé de 45 ans est présenté comme quelqu’un d’autoritaire mais pas violent ni agressif. Il est aussi dans une habitude de victimisation, au point que cela soit parfois théâtral. Il a été mis de côté par sa famille, lui qui les aimait tant… Même logique dans son couple. Alors qu’il reproche des infidélités à sa compagne, lui, rend visite aux prostituées. Et il y a des chances que l’infidélité de sa femme ne soit que fabulation. Les experts expliquent un état d’obsession qui fait qu’il s’était totalement détaché de la réalité. Un texto chaine d’une copine, une odeur soit disant de sperme dans une culotte sale… Et donc il passe la soirée à filmer sa compagne, ses filles, son beau-frère, à une fête, quelques jours avant les faits. Il essaye ensuite de la reconquérir, mais elle refuse. Et là, c’est le corps qui aurait manifesté son état psychique : palpitations, insomnie, perte d’appétit… Au point de commettre l’impensable.
 
"Tu comprends pourquoi j’avais peur de lui ?" demande sa propre mère
 
L’irréparable pour les deux filles. Physiquement remises de leurs blessures, quoi qu’affaiblies à cause de risques de hernies par exemple, c’est loin d’être le cas psychologiquement. La plus âgée, 20 ans aujourd’hui, et la plus réservée des deux – effacée au point de n’avoir presque pas dit un mot -, est partie poursuivre ses études en Allemagne. La plus jeune, 14 ans, semblait plus forte que sa sœur. "Allez, on passe à autre chose là"; c'est un peu ça sa psychologie. Sauf qu’il y a un mois, elle a tenté de mettre fin à ses jours. Pourquoi ? "Parce que je me sens vide", aurait-elle dit à sa mère.
 
Une mère qui confirme qu’elles ne sont plus les jeunes filles joyeuses d’auparavant. Et elles se couvrent à tout moment. Les cicatrices qui recouvrent leurs corps entraînent la honte et les souvenirs bien trop douloureux.
 
Est-ce un homme qui a perdu la tête par manque d’amour ? Un monstre ? La mère de l’accusé, qui aurait sa part de responsabilité dans l’enfance difficile Jules Tarley et avec qui la relation était tendue, aurait quand même dit à la mère des victimes, en bas de leur immeuble, peu après les faits : "Tu comprends pourquoi j’avais peur de lui ?"

 

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