Le parfum L'Île Intense retiré de la vente en raison de la présence d'une molécule chimique allergisante

Des flacons de parfum L'Île Intense, vendus à La Réunion dans une soixantaine de boutiques de souvenirs, d'offices de tourisme et autres points de vente ont été retirés des comptoirs. En cause : la présence de Lyral, un composé chimique interdit dans les cosmétiques pour ses propriétés hautement allergisantes.
Son flacon s'orne d'un paille-en-queue et il n'aurait été vendu que dans les boutiques et accueils touristiques de La Réunion, bien qu'il apparaisse disponible à l'achat en ligne sur le site internet du fabricant In Fine Parfums.
Le vaporisateur de parfum L'Île Intense de 50 ml, dont l'emballage peut être de couleur blanche, noire, rose ou rouge, a été retiré de la vente par les services de l'État, informe le site internet RappelConso.
Ce produit cosmétique, dont la notice contient un avertissement pour le moins surprenant indiquant qu'il ne doit pas être utilisé pour parfumer la peau, était distribué par In Fine Parfums dans une soixantaine de boutiques et lieux touristiques du département, parmi les plus connus et fréquentés des vacanciers.
Le Lyral, interdit mais encore présent dans l'industrie cosmétique
Le parfum L'île Intense visé a été commercialisés entre le 1 janvier 2024 et le 14 mai 2025, malgré le fait qu'il contienne du Lyral, une molécule chimique appréciée de l'industrie de la cosmétique pour son odeur de jasmin ou de muguet, mais qui n'en demeure pas moins interdit de longue date. Le Lyral peut provoquer des allergies importantes, voire de graves problèmes cutanés.
Si les personnes ayant acheté un flacon de parfum L'Île Intense sont priées de le ramener à leur point de vente, rien n'indique la marche à suivre pour les touristes de passage dans l'île, principales cibles visées par le fabricant. Encore faudrait-il qu'ils en soient informés. Ni la page Facebook, ni le site internet du fabricant In Fine Parfums ne mentionnaient une quelconque information aux consommateurs ce mardi 15 juillet.
Dans un article publié par Le Monde en janvier 2019, des experts de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) s'inquiétaient de la présence de Lyral dans des couches jetables pour bébé, un scandale qui avait provoqué à l'époque une vive réaction de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.


