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Le gouvernement renonce à une hausse des tarifs de l'électricité prévue pour le 1er août

Le gouvernement français a annoncé qu'il ne procéderait pas à l'augmentation du prix de l'électricité d'environ 1 % initialement prévue pour le 1er août, comme l'a confirmé lundi 15 juillet la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette hausse, liée à la revalorisation du tarif d'utilisation des réseaux publics de distribution d'électricité (Turpe), aurait concerné quelque 22 millions de ménages et entreprises.
Ecrit par N.P. – le lundi 15 juillet 2024 à 18H58

La Commission de régulation de l'énergie a pris acte de "l'intention" du ministre chargé de l'Énergie, Roland Lescure, de ne pas publier au Journal officiel les délibérations concernant cette augmentation. Si cette mesure avait été appliquée, elle aurait entraîné une hausse moyenne de 12 euros par an sur les factures d'électricité des consommateurs, selon le ministère de l'Économie. Bien que modeste par rapport à l'augmentation de 11,7 % du prix repère du gaz en juillet, cette hausse aurait pu susciter des tensions dans un contexte déjà sensible.

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a souligné l'importance de la stabilité et de la visibilité des prix pour les consommateurs. Il a justifié cette annulation en déclarant : "Les consommateurs ont droit à la stabilité et à la visibilité des prix." Il a ajouté que l'objectif était d'éviter des fluctuations importantes des tarifs à quelques mois d'intervalle, surtout après les hausses régulières depuis août 2021.

En février dernier, le gouvernement avait déjà procédé à une augmentation de près de 10 % des tarifs de l'électricité dans le cadre de la sortie progressive du bouclier tarifaire mis en place pour faire face à la crise énergétique. À cette époque, l'accise, une taxe gouvernementale, avait été augmentée après avoir été réduite à son minimum depuis fin 2021. Bruno Le Maire s'était engagé à ne pas augmenter davantage cette taxe pour le reste de l'année 2024 et a récemment annoncé une baisse des factures d'électricité de 10 à 15 % d'ici février 2025.

Le Turpe, qui représente environ un tiers de la facture d'électricité, rémunère les gestionnaires de réseau de transport (RTE) et de distribution (Enedis). En renonçant à cette hausse, le gouvernement évite une deuxième augmentation après celle de février. Cependant, cette évolution tarifaire devra être réévaluée pour permettre à RTE et Enedis de financer les investissements nécessaires à la modernisation et à la décarbonation du réseau électrique. La CRE a précisé que le gouvernement dispose désormais de deux mois pour demander de nouvelles délibérations sur l'évolution du Turpe.

 

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