L'appel de Jean-Yves Minatchy au maire de Saint-Pierre

Un projet qui prévoit la réalisation d'un nouvel axe de circulation dédié à relier la RN2 à la RN3. Problème, les différents tracés retenus par la Région et la municipalité devraient mettre un terme à une soixantaine d'hectares de foncier cannier.
Une enquête publique close depuis deux mois et toujours aucune conclusion...
"Malgré les propos rassurants de la mairie de St-Pierre au mois de juillet dernier sur le projet de la liaison de la RN2, le monde agricole n'a toujours pas obtenu de certitude de la part de la Région sur une alternative crédible aux tracés proposés ne pénalisant pas le potentiel agricole de la zone", lançait Jean-Yves Minatchy. "Les différentes hypothèses font craindre une perte importante du foncier agricole en particulier pour la sole cannière allant de 51 à 72 hectares sur une zone irriguée et à forte valeur agronomique", soit un rendement supérieur à 100 tonnes l'hectare poursuit le président de la Chambre d'Agriculture.
Les planteurs concernés par les cinq tracés soumis à concertation risquent de payer le prix fort et de voir leurs parcelles être démembrées. Des parcelles qui ont pourtant bénéficié de travaux financés par des fonds européens. "Certains d'entre-eux devront (même) exploiter des superficies de 1.500 m2", précise Jean-Yves Minatchy qui déplore le fait qu'aucune des conclusions de l'enquête publique, close depuis le 12 juillet dernier, n'ont été transmises aux acteurs du monde agricole.
En réponse au silence des collectivités, le représentant des agriculteurs a rédigé une lettre à l'attention du maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine. Lettre dans laquelle, les planteurs dressent la liste de leurs préoccupations et demandent au premier magistrat de communiquer les conclusions de l'enquête publique qui a été close le 12 juillet 2010. Autre requête, l'organisation d'une grande concertation afin de mettre au point une alternative qui "concilierait l'intérêt des usagers de la route et la préservation du foncier agricole".



