L'ancien Choka Bleu pourrait rouvrir en décembre

Promis, plus d'ambiance de night-club et de bruyantes soirées années 80. Pour tirer un trait sur le passé du Choka Bleu, un célèbre établissement situé à Trou d'Eau qui s'est fait un nom avec ses soirées techno dans les années 2000, la nouvelle équipe dirigeante a choisi de simplement le renommer le Choka.
Il faut dire que la passation avec l'ancien gérant avait défrayé la chronique, la SPL Tamarun ayant « dû réquisitionner la force publique » pour le déloger. Avec cette nouvelle autorisation d'occupation temporaire (AOT) attribuée pour 12 ans, dont le bail a été signé devant notaire, la municipalité de Saint-Paul espère s'épargner une situation conflictuelle avec les gérants.
Ces derniers, au nombre de trois, ont présenté un projet centré sur trois offres de restauration : un restaurant « bistronomique » d'une centaine de couverts avec vue sur la mer, un bar à rhum avec restauration créole traditionnelle à la carte, et un beach-club ouvert aux clients tôt dans la journée.
« Daniel Narcisse et sa femme sont très importants dans le projet »
Le principal gestionnaire du Choka, Siva Sambassouredy, est l'un des propriétaires du Carré à Saint-Denis et du Sarah Beach à Saint-Leu, deux établissements dont il assure qu'ils sortiront de redressement judiciaire le 6 novembre prochain. Siva Sambassouredy s'est entouré du cuisinier Sébastien Poudroux et de l'ancienne star mondiale du handball Daniel Narcisse, « qui souhaitait investir dans des projets à La Réunion ».
« Daniel Narcisse et sa femme sont très importants dans le projet. Ils participent au concept, ils feront venir des chefs étoilés pour des événements, pour créer un engouement autour de la cuisine à La Réunion », explique Siva Sambassouredy, en insistant sur la vocation familiale du lieu.
Pour éviter les conflits de voisinage et respecter le cahier des charges fixé par la mairie, le Choka s'est engagé à ne jamais dépasser la limite des 92 décibels. Et à respecter la jauge maximale qui sera validée par la commission de sécurité.
Celle-ci s'est déplacée en septembre sur le site, en présence de toutes les autorités concernées par le projet, et au regard de ses préconisations, les gestionnaires du Choka ont décidé d'installer un ascenseur dans l'établissement pour garantir l'accessibilité du site à tous les publics. Quatre sorties de secours seront par ailleurs aménagées
En attendant la visite d'inspection de la commission de sécurité, les gestionnaires font procéder aux travaux, notamment de nettoyage, allant même jusqu'à « laver le sable de la plage ».
« Entre les débris de verre, les capsules de bière et les mégots de cigarette, c'est vraiment très sale », commente Ines Oméraly, la directrice de cet établissement d'environ 3.000 m², qui pourrait employer une quarantaine de salariés dès son ouverture.

Ines Oméraly, la nouvelle directrice du Choka.
Une ouverture prévue en décembre, une période cruciale dans la restauration, mais dont la confirmation reste suspendue à la réalisation des travaux et à l'aval de la commission de sécurité. En raison des délais très courts, les gestionnaires envisagent une ouverture partielle des lieux, en repoussant l'inauguration du Choka Péi, le bar-restaurant créole, à une date ultérieure.


