La réalité de l’extrême-droite au pouvoir

A Vierzon (Cher), ancien bastion communiste, la municipalité est passée à l'extrême droite aux dernières élections municipales, grâce à une alliance entre le RN et l’UDR le parti ciottiste.
Chaque année, le 10 mai, était organisée dans cette ville de Vierzon, ou réside la petite nièce d’Aimé Césaire (poète et homme politique martiniquais, créateur du concept de négritude), une cérémonie en mémoire de l'abolition de l'esclavage, cérémonie instituée par un décret de Jacques Chirac du 31 mars 2006.
Annulation de la cérémonie en mémoire de l'abolition de l'esclavage.
Le nouveau maire d'extrême droite et son équipe ont décidé d'annuler cette cérémonie organisée depuis une petite dizaine d'années à Vierzon et consistant principalement en un dépôt de gerbe de fleurs, payé par la municipalité, place Aimé Césaire.
Selon ICI-Val-de-Loire :
« Un choix qui est assumé par Yves Husté, adjoint au maire en charge de la Jeunesse, à l'Enseignement supérieur et aux Anciens combattants. "Il existe aujourd'hui une liste officielle des journées nationales commémoratives. La journée commémorative de la fin de l'esclavage ne fait pas partie de ces 12 dates officielles", avance l'élu.
Pourtant, le décret publié le 31 mars 2006 est clair : il institue bien une "commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage" en cette date du 10 mai.
Ce n'est pas le seul argument avancé par Husté pour justifier cette annulation. "C'est surtout parce que cet événement attirait très peu de gens. C'est un fait historique, c'est-à-dire que l'on n'est pas près de revoir des Hommes qui vont faire le commerce d'autres Hommes, qui vont les entraver avec des chaînes au cou pour vendre ces Hommes, selon le travail qu'ils peuvent produire. Qui peut croire ça aujourd'hui ?", s'interroge Yves Husté.
Il ajoute que la ville a besoin de faire des économies et chiffre le coût d'une telle cérémonie à 1.500€. »
Des Hommes qui vont faire le commerce d'autres Hommes … Qui peut croire ça aujourd'hui ? s'interroge Yves Husté
Sans doute l’ONU qui chiffrait à 50 millions le nombre de personnes qui vivaient une forme d’esclavage moderne dans le monde en 2021.
Ou bien la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof), qui établissait, en 2024, à plus de 7 000 le nombre de victimes d’esclavage moderne en France.
Mordicant


