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Inde : Apparition d'un nouveau virus qui tue 40 à 75% des malades

Le COVID n'a pas complètement disparu qu'apparait, cette fois-ci en Inde, un nouveau virus extrêmement dangereux susceptible de tuer 40 à 75% des personnes infectées. Comme le Covid 19, le Nipah peut se transmettre d'homme à homme et il n'existe pour l'heure aucun vaccin ni traitement. Dans l’État du Kerala, situé dans le sud de l’Inde, deux personnes sont déjà mortes. Préoccupées par la diffusion de ce mal, les autorités locales ont déjà pris des mesures draconiennes. Des écoles fermées, des centaines de tests effectués et sept villages déclarés “zones contaminées”.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le vendredi 15 septembre 2023 à 15H51

Face au risque d’une épidémie liée au virus Nipah qui menace l’État du Kerala, dans le sud de l’Inde, les autorités locales ont décidé de réagir rapidement et avec force. Et pour cause.

Deux personnes sont déjà mortes, mais surtout, c’est la nature de ce virus qui inquiète, puisqu’il n’existe “pas de vaccin contre celui-ci, relate le média américain CNN, et les traitements se limitent au soulagement des symptômes”.

Donnant davantage de précisions, Al-Jazeera décrit un “virus zoonotique”, c’est-à-dire qui se transmet d’abord de l’animal à l’homme.

“En l’occurrence, ce sont des chauves-souris frugivores de l’espèce Pteropus qui servent de réservoir au virus. Celui-ci se transmet par le biais des chauves-souris, des porcs, ou directement d’homme à homme. Après la première contamination par un animal, l’homme peut en effet transmettre à son tour le virus à ses congénères.”

À partir de ce moment, les conséquences pour l’être humain peuvent être très graves puisque, “chez l’homme, le tableau clinique peut aller de l’infection asymptomatique à l’infection respiratoire (légère ou aiguë), voire à l’encéphalite (inflammation du cerveau) pouvant déboucher sur un coma en l’espace de vingt-quatre à quarante-huit heures. 40 à 75 % des personnes atteintes par ce virus décèdent. Si certains patients atteints d’encéphalite aiguë se remettent complètement, d’autres conservent des séquelles neurologiques durables, notamment des troubles convulsifs ou des altérations de la personnalité.

Pour éviter ces conséquences néfastes, des centaines de personnes sont donc en train d’être testées dans le Kerala, qui a déjà connu quatre épidémies liées au virus Nipah depuis la toute première, en 2018. Cette année-là, 21 personnes étaient mortes.

Outre les pertes humaines, la diffusion du virus Nipah peut aussi avoir des répercussions économiques, puisque, comme le rappelle le site d’Al-Jazeera, “en 1999, la première épidémie connue en Malaisie et à Singapour avait porté à l’abattement de plus de un million de cochons”.

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