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Incendie à Marseille : Un sous-officier Réunionnais en garde à vue

C'est un adjudant-chef d'origine réunionnaise qui est à l'origine de l'incendie qui a ravagé en une seule journée plus de 1.300 hectares de garrigues et menacé les habitations en périphérie de Marseille. Il a été placé en garde à vue hier et s'est dit "anéanti". Le premier ministre dénonce la "faute professionnelle" inexcusable.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 24 juillet 2009 à 07H57

Un sous-officier de la Légion étrangère à Aubagne, âgé de 43 ans et né à La Réunion, est le responsable des tirs qui ont provoqué l'impressionnant incendie tout proche de Marseille ces deux derniers jours.

Depuis hier matin en garde à vue, l'homme qui revenait d'une mission en Afghanistan a exprimé ses regrets aux enquêteurs et a indiqué qu'il se sentait "anéanti". Selon les articles de presse nationale, ce chef de section a affirmé que "personne ne l'avait mis en garde en matière de risques d'incendie en été".

Mercredi en début d'après midi, il a semble t-il tenté d'éteindre le début du feu avec ses 6 hommes après des tirs d'essai dans le camp de Carpiagne au-dessus des calanques... En vain.
Selon la presse nationale, "les flammes ont menacé les quartiers est de Marseille avant de progresser vers le sud alors que le vent restait soutenu et gênait, en plus d'un relief escarpé, l'intervention des pompiers."

Une maison de retraite évacuée

Les 120 pensionnaires d'une maison de retraite (située dans le quartier de La Penouse) ont dû être évacués vers un gymnase et dans le même quartier, 90 autres personnes ont dû quitter un centre pour personnes handicapées. Des dizaines de maisons ont été "léchées" par les flammes, leurs habitants ont été placés en sécurité. 

La polémique n'a cessé d'enfler autour de cet incendie depuis hier matin. Le préfet de région, Michel Sappin, a évoqué "l'imbécilité du geste" des militaires en précisant "qu'il est inadmissible et scandaleux que les militaires, comme si de rien n'était, continuent leurs activités alors qu'il y a du vent et que les conditions sont dangereuses". Le Réunionnais devrait être déféré au cours de la journée au parquet militaire de Marseille à l'issue de sa garde à vue, selon le Nouvel Observateur.

Lors d'un point presse, en marge de sa visite au camp militaire de Carpiagne, le Premier ministre François Fillon a promis des "sanctions contre ceux qui ont commis des fautes professionnelles graves". En effet, "les balles traçantes sont interdites - pas seulement en cette période mais par principe - dans les camps du sud sauf dérogation" a-t-il ajouté.

 

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