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Il vole et mange dans les rayons de Jumbo ... mais trouve ça normal !

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 2 mars 2018 à 15H08

Les faits se sont déroulés le 27 février dernier au Jumbo de St-Benoît. Un individu est surpris par la sécurité en train de manger dans les rayons. Dans son élan, il défait aussi un disque dur de son emballage pour le voler. Interpellé par la sécurité du magasin dans un premier temps, il refuse de décliner sont identité.

Placé en garde à vue, il s'avère qu'il est fort bien connu des services de polices. Il ne compte pas moins de 14 mentions à son casier judiciaire. Il a été présenté ce matin dans le cadre de la comparution immédiate. Les magistrats ne se doutaient pas de ce qui allait suivre. 

L'homme, plutôt loquace, reconnait les faits. Interrogé par le juge "vous volez souvent?", "tous les jours" répond t'il, "pour manger?" enchaine le juge, "non pour le plaisir" et d'ajouter "je suis diabétique, normal que je mange, je vais pas tomber faible !".

La lecture de sa personnalité est éloquente. Le psychiatre qui le voit pendant la garde à vue est clair : "Il souffre d'une schizophrénie non traitée, il est dangereux pour les autres et n'a aucune empathie". D'ailleurs le prévenu ne peut s'empêcher de surenchérir en regardant le juge "je suis psychopathe, j'aime faire souffrir les autres, je veux aller en prison !".

Lorsqu'il est interrogé sur ses activités en dehors de sa passion pour le vol, il répond avec aplomb " je déterre les gens après leur mort pour prendre les objets et je les revends !". Le juge circonspect lui dit " vous profanez des sépultures ?", "oui mais je demande à la famille avant , je vous dit Mr le juge c'est un nouveau métier !" On apprend aussi qu'en plus de les consommer, il sait aussi fabriquer des stupéfiants.

Devant tant de dextérité à se mettre en avant, la procureur notera que si les faits sont minimes, l'homme de part son comportement et ses provocations verbales est dangereux pour les autres. Comme elle explique "il est en récidive et assume pleinement". Elle demande 2 ans de prison avec maintient en détention. 

Si son avocat, commis d'office, reconnaît qu'il est marginalisé, il demande de ne pas enfermer son client. Il insiste sur l'analyse psychiatrique de quelques heures pendant la garde à vue et pose la question de ce que propose les psychiatres pour traiter ces maux. Il égratigne au passage les psychologues et psychiatres qui travaillent avec la justice à la Réunion arguant " tout le monde se plaint d'eux, tout le monde sait qu'il y a un problème ici !".

La cour, après avoir délibéré un certain temps, prononcera une peine de 1 an de prison avec maintien en détention.

 

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