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Handicap : les salariés de l'APAJH réclament un meilleur traitement

Ecrit par T.L. – le mercredi 11 décembre 2024 à 15H37

Suite à l'échec des NAO et à un conflit sur les conditions de travail au sein de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH), une grève sera lancée ce vendredi 13 décembre par les syndicats CGTR et CFDT.

Si le train de vie du président de l'APAJH nationale a défrayé la chronique et nourri les colonnes du Canard Enchaîné ou de Mediapart, l'Association pour adultes et jeunes handicapés de La Réunion demeure autonome de l'Hexagone, son budget étant essentiellement financé par l'ARS et le Département.

Pour autant, l'APAJH locale n'est pas exempte de souci. En conflit avec la direction et la présidente du conseil d'administration Claude Brard, les élus du CSE ont entamé des poursuites judiciaires contre l'association. Et les négociations pour les NAO ont abouti au dépôt d'un préavis de grève pour le vendredi 13 décembre, signé des délégués syndicaux Laurence Govin (CGTR) et Julien Cazeilles (CFDT).

Les deux syndicats demandent aux 250 salariés de l'association de se rassembler à 9h devant le siège de l'APAJH, avant de se rendre en cortège jusqu'aux locaux de l'ARS.

« Ici, on a des niveaux de trésorerie records, tous les ans, on fait plus d'un million d'euros d'excédent, qui appartiennent en partie à l'ARS et au Département. Mais quand on demande des primes, on nous donne des montants qui sont dérisoires », explique Julien Cazeilles.

« On travaille dans des conditions difficiles, avec des résidents qui sont agressifs »

Les salariés de l'APAJH, qui sont soumis la convention collective 51, disposent d'un accord spécifique qui leur octroie une sorte de sur-rémunération de 20%. « Mais la convention collective 66, qui est la plus représentée dans l'Hexagone, reste plus favorable », avance le délégué syndical de la CFDT, qui explique que des négociations ont été ouvertes pour fusionner les deux conventions.

« On a commencé les NAO en nous disant qu'il n'y avait pas d'argent pour les primes », poursuit Julien Cazeilles, « ensuite on nous a dit qu'on pouvait nous donner 183 euros, alors que nous avions demandé le 13e mois. Après, on a demandé 1.000 euros et ils en ont proposé 300. Hier, ils ont proposé 500 euros bruts. On a répondu que ce n'était pas possible : on travaille dans des conditions difficiles, avec des résidents qui sont agressifs ».

Dans leur tract, la CGTR et la CFDT dénoncent « une mauvaise gestion de la violence des résidents provoquant des accidents et de la souffrance au travail », « des équipes fatiguées et à bout de souffle à cause de la surcharge de travail », « un recours calamiteux aux CDD dans certains établissements plongeant certains salariés dans une situation d’extrême précarité » ou encore « Une violation des dispositions réglementaires prévues dans le Code du travail concernant la mise en place des cycles de quatre semaines ayant amené les élus du personnel à saisir le tribunal judiciaire ».

Les syndicats réclament une prime PPV (prime de partage de la valeur) de 1.000 euros net et une amélioration des conditions de travail.

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