Faux débat et mauvaises questions à Réunion TV

Tout d’abord un documentaire à la gloire du créole que j’ai pris en cours de route parce qu’un ami m’avait averti d’un débat à 20 h 30 et que je m’étais branché dix minutes avant.
Le débat proprement dit accueille 90 % de personnes favorables à l’enseignement du kréol à l’école et 10 % qui émettent de sérieuses réserves tout en n’étant pas hostiles à un enseignement mais à une contrefaçon de notre sympathique patois.
Les quatre enseignants invités bien que diplômés, paraît-il, en français ne parlaient pas du tout cette langue et ne s’exprimaient qu’en créole, tout comme Axel Gauvin.
Valérie Filain elle-même ne parlait quasiment que la langue de Waro.
Les questions les plus importantes ont soigneusement été éludées par l’animatrice.
Moi aussi, j’ai été soigneusement évité. C’est très bien car ayant été piégé une fois à la radio de ce media où tous les autres intervenants m’ont été hostiles, j’aurais envoyé paître cette station qui confond info et intox.
Le pauvre Tony Manglou a été mangé à la sauce Valérie Filain qui s’empressait de donner la parole aux autres intervenants qui lui convenaient davantage.
M. Guézelot a, lui aussi, servi de faire valoir aux pro-kréol.
Cet ancien media du Barachois a, une fois de plus, montré son parti pris sur ce sujet puisque le kréol est son unique fonds de commerce.
Quant aux invitations lancées aux opposants, on sait bien que ce ne sont que des fanfaronnades puisque le rectorat également qui a le même fonds de commerce ne souhaite pas la présence d’observateurs, contradicteurs éventuels de sa pseudo pédagogie, dans les classes de LCR.
J’ai testé les connaissances en créole au CCEE lors de mon audition en tant que personne qualifiée et j’ai pu hélas constater que ces ardents défenseurs du kréol, dont Axel Gauvin et trois enseignants de LCR, avaient d’importantes lacunes en créole. En tout cas, elles ne le maîtrisaient pas autant que moi qu’elles considèrent comme un ennemi juré.
On n’enseigne pas une « langue » qui s’écrit de quatre façons différentes.
En outre, le seul fait d’écrire en pseudo créole, soit en kréol, n’aurait jamais dû être un critère suffisant pour devenir un auteur compétent digne d’être présent dans le
« Lagarde et Michard » de notre île.
Histoire de La Réunion, oui. Géographie de La Réunion, oui. Gastronomie et artisanat de La Réunion, oui. Kréol, NON.
Le rectorat de La Réunion participe à cette fumisterie du « kréol a lékol » depuis des années et l’on a le devoir de s’interroger pour savoir si le nouveau recteur va, lui aussi, participer pleinement à cette blague de mauvais goût.
Nous attendons avec impatience l’entretien demandé directement au rectorat à l’inspecteur chargé du contrôle de la LCR à La Réunion. Cela fait plus d’un mois et demi maintenant.
Armand GUNET


