Face à la violence, les élus de Mayotte appellent à une journée "île morte" ce jeudi

Lundi déjà, des discussions entre élus avaient abouti à des pistes comme demander des comptes aux associations financées par le Département pour lutter contre la délinquance, des décasages (c'est-à-dire l'expulsion des habitants de constructions illégales) et la reprise des terrains occupés.
Les élus mahorais espèrent ainsi mettre l’État devant ses responsabilités en faisant appliquer la loi à Mayotte comme en métropole. Ils sont soutenus par le syndicat Alliance Police 976 qui demande plus de moyens pour assurer la sécurité dans l’île. Ils demandent notamment des renforts de gendarmes mobiles et du RAID.
À La Réunion, le Collectif Ré-MaA, "résistance Réunion/Mayotte en action", va se mobiliser dès 8h devant la préfecture en soutien et pour sensibiliser sur la situation. "Mayotte debout face au terrorisme, nous ne pouvons pas laisser nos familles se faire tuer et notre île brûler sans réagir. L’heure est grave !" souligne le collectif.


