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Escroqué, un commerçant lance un avis de recherche et retrouve ses voleurs

L’histoire est digne d’un feuilleton de western. Excédé par un client malhonnête, un commerçant du Sud a décidé de se lancer lui-même à ses trousses.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 6 avril 2018 à 17H57
Dimitri Parvedy est propriétaire du magasin de tuning Top Auto Compétition dans le Sud. Tout débute par un chèque en bois d’un montant de 2.449 euros. Les "clients" ont acheté quatre jantes de 18 pouces et quelques pièces pour pot d’échappement. Jusque là rien de plus normal, sauf qu’au moment d’encaisser le chèque, celui-ci est refusé.

Appels bloqués et faux rendez-vous

À ce moment-là, le commerçant ne s’affole pas. "J’ai simplement relancé ce monsieur pour qu’il revienne régler la facture. Un souci de paiement, ça arrive à tout le monde. Sauf que le petit jeu a duré plusieurs semaines et il me faisait tourner en rond en bloquant mes appels et en me posant des lapins", se souvient Dimitri Parvedy.

Le commerçant s’inquiète alors et se dit qu’il ne reverra plus jamais la couleur des 2.449 euros. "En parlant autour de moi avec les autres commerçants, j’ai appris que ce monsieur et son frère avaient une réputation d’escrocs. Il a apparemment pour habitude d’ouvrir des entreprises et faire émettre des carnets de chèques", affirme Dimitri Parvedy.

Du mal à déposer une main courante

Le patron du magasin décide alors d’aller porter plainte au commissariat de police. "Je n’ai pas du tout reçu de soutien, les policiers m’ont affirmé que les chèques en bois étaient une courante réalité et qu’il fallait que je classe l’incident dans mes pertes. J’ai clairement eu l’impression que ce n’était pas du tout une priorité pour eux, même si j’ai tout de même réussi à déposer une main courante en insistant. À ce moment-là, ils m’ont informé que le dossier ne serait pas traité avant plusieurs mois, s’ajoutant à cela le temps des recherches pour retrouver mon voleur."

Découragé, Dimitri Parvedy tente alors le tout pour le tout. "Je me suis rendu compte que je n’allais jamais me sortir de cette affaire et qu’il fallait prendre les choses en main. Le recours légal, à travers les relances est un fait, mais si la personne en face est insolvable, ça ne mène à rien. Apparemment ce monsieur est un escroc et a l’habitude de jouer à cache-cache."

 

Il publie alors un véritable avis de recherche à la mode western sur Facebook, photo et carte d’identité de l’escroc à l’appui. La publication est retirée, mais le commerçant a le temps de recueillir de précieuses informations. "J’ai appris que cette famille habitait dans l’Est. J’ai reçu des appels de commerçants, d’internautes, de personnes qui l’avaient aperçu mais également des gens de la propre famille du voleur, qui en ont marre de voir agir ainsi les deux jeunes hommes!" s’étonne Dimitri Parvedy.

Aujourd’hui, et après deux semaines de recherches intensives et d’allers-retour entre l’Est et le Sud, l’aventure se clôture heureusement sans violence pour le commerçant. "On les as eus par surprise mais ils ont accepté de nous restituer toute la marchandise. Pour être franc, sur le moment on s’attendait à tout. Même en mettant leur photo sur Facebook on s’attendait à avoir des représailles. Mais il faut bien comprendre que pour nous, il n’y avait pas d’autre choix. On doit bien faire bouger les choses, ça ne tombe pas du ciel si la personne est insolvable…" conclut le commerçant.

 

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