Enchaînée devant le tribunal: "Il y a forcément des réseaux d'influence derrière tout ça"

C'est toujours aussi déterminée qu'hier que Brigitte Buil a entamé aujourd'hui sa deuxième journée de grève de la faim, enchaînée aux barreaux de la clôture du tribunal de Saint-Pierre. A ses côtés, des proches sont là pour la soutenir.
Par cette action radicale, elle espère faire aboutir une procédure de divorce qui s'éternise. En jeu : la restitution de prestations qui s'élèvent à 120.000 euros que son ex-conjoint a été ordonné de lui verser. Elle attend toujours.
"Je ne demande qu'à ce que mon affaire se règle au plus vite, parce que je me suis rendue compte que de petit blocage de dossier par ci, en petit blocage par là, mon dossier en reste au même point", avance-t-elle, avant d'embrayer sur les réseaux d'influence qui pourraient en être à l'origine, toujours en faveur de son mari. "Aujourd'hui, ce n'est pas normal qu'après les jugements et toutes les démarches que j'ai effectuées, j'en sois là...", commente-t-elle.
Depuis son sit-in débuté lundi, aucune avancée majeure n'est venue amorcer sa détermination. "Le vice-procureur est venu me dire que la gendarmerie du Tampon m'attendait pour que je dépose plainte mais je lui ai dit que j'avais déposé plainte en 2010, au commissariat de police de Saint-Pierre, concernant le droit de secours et la pension alimentaire pour ma fille. Il faut savoir une chose : c'est que ma plainte a été classée sans suite. Donc, je me demande pourquoi".
L'autre inconnue de cette équation décidément complexe tient dans le rôle joué par la caisse d'allocations familiales. "La CAF n'a pas fait le nécessaire auprès de la caisse de retraite de mon ex-mari alors que j'avais normalement une pension alimentaire pour ma fille. Il y a forcément quelque chose derrière tout ça, des réseaux d'influence. Je ne m'arrêterai pas là. Je vais aller jusqu'au bout des choses", promet Brigitte Buil qui dit n'avoir pas eu connaissance de l'existence de l'association Eveil Citoyen avant d'entamer son action: "Par contre, je vais me rapprocher d'eux".


