Élection sous tension à l'Assemblée nationale : qui sera le nouveau président ?

Suite aux élections législatives anticipées, les nouveaux députés de la 17e législature de la Ve République doivent se réunir ce jeudi 18 juillet pour élire leur président. Cette législature, qui devrait théoriquement durer cinq ans, pourrait toutefois être écourtée en cas de nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, après une année de fonctionnement.
Durant les trois prochains jours, les députés devront élire le président ou la présidente de l'Assemblée nationale et désigner les titulaires des postes stratégiques au sein des différentes commissions parlementaires. L'hémicycle, très fragmenté, compte actuellement 11 groupes parlementaires répartis en trois blocs principaux : Nouveau Front populaire (NFP), Ensemble pour la République (camp présidentiel) et Rassemblement national (RN). Aucun de ces blocs n'ayant de majorité absolue, l'élection s'annonce tendue.
Pour succéder à Yaël Braun-Pivet, les 577 députés prendront place par ordre alphabétique dans l'hémicycle. La séance sera présidée par le doyen de l'Assemblée nationale, le député RN José Gonzalez, âgé de 81 ans. Les députés voteront à bulletin secret. Au premier et au second tour, la majorité absolue de 289 voix est nécessaire pour élire le président ou la présidente de l'Assemblée nationale. Si aucun candidat n'atteint cette majorité, un troisième tour se déroulera à la majorité relative, avec la nomination du plus âgé des candidats en cas d'égalité.
Six candidats vont se disputer le poste : la présidente sortante Yaël Braun-Pivet, le centriste Charles de Courson, André Chassaigne pour le NFP, Philippe Juvin (LR), Sébastien Chenu du RN et Naïma Moutchou (Horizons).
Composition du bureau
Après l'élection du président, chaque groupe parlementaire devra soumettre la liste de ses membres à la présidence avant 18 heures, précisant s'il se place ou non dans l'opposition. Demain, les députés composeront le bureau de l'Assemblée nationale, qui comprendra six vice-présidents, trois questeurs et douze secrétaires.
Les vice-présidents pourront remplacer le président pour diriger les séances, les questeurs élaboreront le budget et géreront le personnel de l'Assemblée, tandis que les secrétaires surveilleront les opérations de vote et le dépouillement de certains scrutins. Si les présidents des groupes parlementaires ne parviennent pas à un consensus pour la répartition de ces postes, la nomination se fera par scrutin.
Commissions permanentes
Les candidatures pour les commissions permanentes doivent être déposées avant vendredi 18h. La composition de ces commissions sera proportionnelle à la taille des groupes parlementaires. Ces commissions ont pour rôle d'étudier et d'amender les textes de loi avant leur examen en séance publique. Les huit commissions permanentes sont : affaires économiques, affaires étrangères, affaires sociales, défense nationale et forces armées, affaires culturelles et éducation, développement durable et aménagement du territoire, finances, et lois.
Les présidents de ces commissions seront nommés samedi matin, puis se tiendra la première conférence des présidents. Le bureau de l'Assemblée se réunira ensuite à 15h30.
Session parlementaire
En raison de la dissolution, la nouvelle session parlementaire est ouverte pour une durée de 15 jours, jusqu'au 2 août. Il est possible qu'une session extraordinaire soit convoquée en août ou septembre, ou que la session ordinaire reprenne début octobre. Cependant, la dissolution ayant mis fin à tous les travaux en cours, aucun texte de loi n'est actuellement à l'étude.


