Dieu est un homme

Bonjour, nous vous faisons part d’une lettre d’un groupe d’étudiants de l’I.F.S.I de Saint-Denis, relatant le malaise des étudiants infirmiers, le sentiment de toute-puissance des formateurs dont certains ont été parachuté grâce aux droits divins, et une politique de répressions de sanctions afin de pouvoir réaliser un nettoyage des « éléments indésirables » grâce à des critères qui ne relèvent en aucun cas des compétences infirmières :
Madame, Monsieur
Nous vous présentons cette lettre afin de vous informer de différents problèmes rencontrés par les étudiants lors des différentes évaluations qui se sont tenues le 6 et le 7 février 2013.
Premièrement, les résultats des évaluations de la première session de pharmacologie ont été affichés le 21/02/12. Seulement 15 étudiants sur plus d’une centaine ont validé cette épreuve. L’année passée, seuls 57% de nos collègues de la promotion 2009-2012 ont été diplômés. A ce rythme, seul 30 % de notre promotion seront présentable et aucun de nos collègues candidat libre ne seront jamais IDE. C’est inadmissible. La cause ? Un barème sanction qui se décompose de la façon suivante : une partie du contrôle de connaissance sur 12 points et une partie calcul de dose sur 8 points. Néanmoins, si un étudiant rate un calcul de dose, il obtiendra la note de 0 à l’ensemble de son devoir et ce même s’il réussit à obtenir 12 points en contrôle de connaissance. Il existe un litige et un manque d’équité car son travail ne sera ni reconnu et ni rattrapable en CAC.
Deuxièmement, la méthode de l’UE processus de psychopathologie présente une incohérence flagrante. Nous avons une somme d’intervenant (comme tous les autres UE d’enseignement). Mais où est l’intérêt pédagogique de réaliser un devoir et de le faire corriger par des médecins, et de plus, expliquer aux étudiants que l’on ne peut revenir sur la décision d’un médecin et ce même si celui-ci réalise une erreur. CECI EST CONTRAIRE AU RÔLE PROPRE DE L’INFIRMIER ! De plus s’il y a litige l’étudiant n’est pas en mesure de recevoir gain de cause.
Troisièmement, l’organisation des évaluations est pénalisante pour les étudiants. 2 heures de temps pour réaliser les devoirs de pharmacologie et de psychopathologie ne contiennent rien de bénéfiques et de pédagogiques pour les étudiants. Il existe un manque de récupération entre les épreuves et un risque de burn-out accrût pour les étudiants (facteurs de stress etc.) ce qui ne place pas les étudiants dans les meilleures conditions de travail et de réussite.
Quatrièmement, un point extrêmement grave, certains de nos collègues ont eu des menaces de certains formateurs disant qu’ils sont «placés sur liste noire » et qu’ils ne valideront jamais leurs diplôme. De quel droit peut-on se permettre de réaliser ce genre de pratique ? Le travail, le sacrifice, l’engagement ne suffisent plus pour réussir un diplôme ? Existent-ils d’autres critères dont on ignore l’existence ? La menace est-elle une nouvelle forme de pédagogie ? Les formateurs possèdent-ils des pouvoirs divins ? De plus l’anonymat est-elle vraiment respecté ? Nous éviterons les questions les plus pertinentes et embarrassantes.
De ce fait, nous avons plusieurs revendications :
Le premier est que l’ensemble des rattrapages soit réalisé sous l’observation de l’ARS. Qu’un comité de lecture et de relecture soit réalisé en présence de l’ARS ou d’une personne compétente désignée par l’ARS et sans lien avec l’I.F.S.I de Saint-Denis.
La réalisation d’une correction en présence d’une compétence désignée par l’ARS et extérieur à l’I.F.S.I de Saint-Denis.
Que tous les étudiants puissent accéder à leurs copies après l’affichage des résultats et même ceux qui sont concernés par le jury DE de mars.
Que les étudiants aient la possibilité de revenir sur une erreur du médecin en cas de litige qui lui soit favorable.
L’avenir de nombreux étudiants est en jeu et il nécessaire que ces évaluations soient réalisées dans la plus grande impartialité et la plus grande équité.
Autre demande la vérification de l’existence de liste noire car il existe bien des menaces.
Car il est inadmissible que la vie des étudiants soit gâchée par un manque de compétence et d’équité de la part de l’encadrement de l’I.F.S.I de Saint-Denis. Les étudiants se sentent coincés, spoliés voire humiliés.
Quelle est le but des formateurs ? Est-ce de former ou de détruire les étudiants ?


