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Décès de Jean-Paul Ciret: Le motard qui lui a ôté la vie a été condamné sans mandat de dépôt

Un dramatique accident a eu lieu la nuit du réveillon de Noël 2021 dans la commune de Saint-André au niveau du lieu-dit Petit Bazar. La victime n'est autre que Jean-Paul Ciret, bien connu pour son engagement au sein du Parti communiste réunionnais. Le pilote de deux-roues qui lui a ôté la vie était jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour homicide involontaire.

Ecrit par 1167938 – le mardi 14 juin 2022 à 14H13

Un accident très grave s’est produit dans la commune de Saint-André à Petit Bazar le 21 décembre 2021. Jean-Paul Ciret, figure emblématique du PCR, est percuté par un véhicule aux alentours de 19h30, devant chez lui. Malgré l’intervention des secours, il n’a pas survécu à ses blessures. Le pilote, gravement blessé compte tenu de la violence du choc, devait répondre ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis de faits d’homicide involontaire et de conduite sans assurance. 

Il est environ 19h40, la veille de Noël, lorsque Jean-Paul Ciret est percuté par un homme à moto. Il traverse la route lorsqu’il comprend qu’il se passe quelque chose d’anormal. Immédiatement, il tente de s’échapper mais c’est trop tard, il est percuté de plein fouet par le 125 cm3. Malgré l’intervention immédiate de sa propre fille et des secours, rien n’y fait, il perd la vie le jour du réveillon de Noël. Le pilote du deux-roues est gravement blessé et ne sera placé en garde à vue que le 30 décembre. Il indiquera aux enquêteurs qu’il ne se souvient de rien. Il répète ses propos face au tribunal ce mardi. Il a été retenu un taux de 1,41 g/l d’alcool dans son sang au moment des faits. 

« Quand va-t-il comprendre qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut ? »

À la barre, il s’excuse et présente ses condoléances à la famille : « je n’aurais pas dû boire et prendre la moto ce jour -là. Je ne me souviens pas de l’accident« , indique-t-il à la présidente. Il est à noter que le prévenu a fait montre d’un comportement respectueux envers la famille de la victime – ce n’est pas toujours le cas – qui était venue en nombre dans l’attente des explications qu’elle n’aura finalement pas eues. « Souffrance, colère et révolte, voila ce que nous ressentons aujourd’hui. Il a le mépris des lois et des autres, il a ôté la vie à notre père, il a brisé notre vie« , confie dignement la fille de la victime à la barre, indiquant en plus que c’est l’anniversaire de la victime aujourd’hui. « C’était le soir de Noël, il était heureux et la vie lui a été enlevée. Il laisse quatre filles et une épouse lourdement handicapée. Ça ne doit pas être facile d’avoir un mort sur la conscience », ajoute l’avocat des parties civiles. 

Le procureur estime que « le soir du réveillon ajoute au caractère dramatique de cette affaire. Il décède près de chez lui, devant sa famille. Homicide involontaire, ne veut pas dire faute à pas de chance ! Il a un taux important d’alcool dans le sang et il roule sans permis, il ne pouvait pas conduire cette moto. Il a fait ce qu’il a voulu, ll n’a rien respecté du tout. Quand va-t-il comprendre qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut ? Je vais vous demander une peine extrêmement sévère« , tance le parquet qui requiert 5 ans de prison dont 3 ans de sursis probatoire ainsi qu’un mandat de dépôt. 

Pas de prison tout de suite

« On peut imaginer la souffrance de cette famille endeuillée mais pour autant, il a droit à une défense », répond la robe noire en charge des interêts du prévenu. « Il a été blessé avec 45 jours d’ITT et il a du mal car il a ôté la vie de quelqu’un mais surtout, il ne se souvient pas. Vous le répétez souvent les mêmes choses dans ce prétoire mais les gens oublient et ils recommencent. Il sait qu’il a ôté la vie de quelqu’un et il va devoir vivre avec ça », conclut la défense. 

Après en avoir délibéré, Jean J. est reconnu coupable et a été condamné à 4 ans de prison dont 30 mois avec sursis. Le mandat de dépôt n’a pas été retenu, ce qui veut dire qu’il se verra notifier son incarcération plus tard. Il sort donc libre du tribunal. La partie ferme n’est pas aménageable. Il ira donc en prison ultérieurement pour 18 mois. 

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