[Communiqué] Université de La Réunion : un petit tour, et puis s'en va... mais pour la CGTR Educ'Action, c'est déjà trop !

Le communiqué :
"Mardi 9 et mercredi 10 octobre, le Président SUSPENDU de l'université de La Réunion, Frédérique Miranville est venu sur le campus universitaire en fanfaronnant sur les réseaux sociaux. Dernier épisode en date d'une sinistre saga d'un individu finalement pitoyable tant dans son comportement que dans son déni de la réalité !
Ainsi, il n'a toujours pas pris la mesure de la gravité de ses actes, en ne s'interrogeant apparemment pas sur la décision de sa suspension du Ministère, ni sur l'avis rendu par la section disciplinaire du CNESER, ni sur les deux arrêts du Conseil d'Etat.
Il continue de tempêter et de menacer alors même qu'il ne peut plus exercer la moindre fonction au niveau de l'Université (suspension de son statut de Président confirmée, interdiction d'exercice d'enseignement et de recherche sans salaire).
La CGTR Educ'Action réitère son soutien à toutes les victimes. Nous veillerons à ce que le climat déjà en cours d'apaisement se poursuive. Nous soutiendrons lors des prochaines élections tout candidat qui nous apportera des garanties d'assurer un fonctionnement normal, respectueux et œuvrant pour l'intérêt de toute la communauté universitaire."
Pour la CGTR Educ'Action
Le Secrétaire Général
Joël de Palmas
Droit de réponse de Frédéric Miranville :
Dans un communiqué de presse daté du 24 octobre 2024, la CGTR Educ'action, représentée par son secrétaire général Joël De Palmas, a affirmé à tort que j'aurais accédé au campus de l'Université de La Réunion les 9 et 10 octobre 2024 alors que j'étais toujours suspendu.
En réalité, ma suspension ayant pris fin le 8 octobre 2024 à minuit, j'ai pu reprendre librement mes fonctions le 09 octobre 2024, avec l'accord de Monsieur le Recteur Pierre-François Mourier.
Cela m'a donné l'occasion de revoir mes collègues, qui ont été ravis de pouvoir échanger avec moi et qui m'ont apporté tout leur soutien dans l'épreuve très difficile que je traverse. Mon retour n'a pas été tumultueux et je n'ai bien sûr proféré aucunes menaces envers qui que ce soit.
Contrairement aux graves accusations initiales m'attribuant la mise en place d'un système de harcèlement institutionnel et de nombreux cas de harcèlement moral, la commission disciplinaire a finalement écarté les accusations de harcèlement institutionnel et n'a retenu que deux cas de harcèlement moral. Il s'agit de deux ex-cadres supérieurs de l'Université dont les insuffisances professionnelles, reconnues par la commission, avaient nécessité des rappels à l'ordre de ma part. La commission a jugé leur ton trop ferme, estimant que ces rappels manquaient d'empathie, bien qu'aucune intention malveillante de ma part n'ait été retenue.
J'avais en effet agi dans ce que je considérais être le cadre du pouvoir hiérarchique normal d'un Président d'université dans l'intérêt du bon fonctionnement de son établissement.
J'invite ainsi la CGTR Educ'action à faire preuve de retenue et à se concentrer sur le bien-être des personnels de l'Université, dont la situation ne s'est pas améliorée depuis ma suspension.
Je tiens pour finir à exprimer tout mon soutien et toute ma reconnaissance aux nombreux proches, collègues et ami(e)s, qui me témoignent tous les jours leur soutien indéfectible.


